‹ Lyon et le Commerce de la SoieChapitre 39 sur 55 · AUDENAS EE TEA ER MEET AE ERS · texte numérisé non relu

AUDENAS EE TEA ER MEET AE ERS

AVISNON A ee den lee Aer 103. 023 38.824 Calais MS rene AA CF DR 83.859 DA 201 CAUSE ANR Ne CRC 19.910 23.093 LV OM DL URL LENCO ER TE 8.414.341 3.956.068 Marseille LÉ RRNECeES 92.286 43.695 PATIS AMP EN RTE 114.161 17.542 RO DA IR ES ce TPE nue 45.210 4.273 Saint-ChAMONAI RER 256741 - 49.606 Saint-Etienne AR en eq 1.508.308 456.653 TOUTCOINCEE PE NSTERERErTS 1.384 »

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Sur un total de 10.809.725 kilos en 1913 et 4.622.081 en 1921, Lyon, avec les deux centres voisins de Saint-Chamond et Saint-Etienne, représente 10.179.360 et 4.462.327, c’est-àdire presque la totalité. On peut donc, aujourd’hui comme autrefois, mettre à l’actif du marché de Lyon tout le commerce français des soies grèges et ouvrées.

Ce commerce a toujours été considérable. Dès la fin du xvi1° siècle, le mémoire de l’intendant Lambert d’Herbigny évalue à 6.000 balles de 160 livres les quantités de soies vendués annuellement à Lyon : 1.400 balles du Levant, surtout du Ghilan, 1.600 de Sicile, 1.500 d'Italie, 1.200 des régions séricicoles françaises. La fabrique lyonnaise employait la moitié de ces stocks, 2.000 balles, des meilleures qualités italiennes, pour les tissus, 1.000 balles de qualités inférieures, françaises ou orientales, pour les « fils d’or et d’argent, rubans, passements, tapisserie, broderie ». Le reste était alors expédié dans les autres fabriques françaises, plus encore qu’à l’étranger : 1.500 balles à Tours, 700 balles à Paris, 200 à Rouen, autant en Picardie, et 500 balles « presque toutes soies à coudre » dans tout le royaume,

À la veille de la Révolution, l’importance du marché avait

s doubié. Il entrait en France de 10.000 à 12.000 balles de soie, savoir 4,500 à 5.000 balles de soies italiennes, par Pont-de- Beauvoisin ; 2.250 à 2.500 balles du Comtat Venaissin, de

(1) Cf. Marius Moranpb. Le Commerce des Soies.

Sicile et du Levant, par Marseille; 900 à 1.000 balles de soies asiatiques, sans compter 3.000 à 3.500 balles produites en France. La fabrique lyonnaise consommait la plus grande partie de ces stocks, ne laissant que 2.500 ou 3.000 balles aux fabriques françaises et étrangères.

Vers 1850, le mouvement du marché lyonnais, largement distancé par Londres, ne dépassait pas 20.000 balles de 85 kilos environ, mais depuis cette époque, la progression a été rapide. Au début du xx° siècle, la moyenne de 100.000 balles était dépassée, dont 75.000 balles d'Extrême Orient, 11.000 du Levant et 16.500 d'Europe. La on des soies asiatiques était donc écrasante.

A l’époque tout à fait actuelle, le commerce lyonnais des soies grèges et ouvrées a évolué ainsi (1) :

Production française

674.000 390.000 130.000 180.000 195.000 Soie filée en France avec des cocons étrangers 135.000 115.000 40.000 87.645 98.900

Importation de grèges 7.651.800 7.168.500 4.764.000 5.798.325 2.350.000 Importation de soies ouvrées 4.400 4.300 1.800 410.600 126.900 Total général 8.465.200 7.637.800 4.935.800 6.476.570 2.770.800

I1 faut encore, pour être complet, donner les chiffres des admissions temporaires de soies ouvrées étrangères, qui viennent à Lyon pour profiter de lincomparable maind'œuvre de nos industries de finissage et repartent ensuite.

1909 1913 1915 1919 1921 Soies importées 268.351 250.426 278.910 92.754 50.477 Soies réexportées 578.815 558.056 564.406 280.729 101.751

{) Ces chiffres, empruntés aux rapports de la Commission permanente des valeurs de douanes, sont des chiffres rectifiés, c’est-àdire calculés, toutes tares déduites. Ils sont donc un peu inférieurs

* , à céux des statistiques douanières habituelles.

On constate que les chiffres au retour sont toujours très supérieurs à ceux d’arrivée, car les soies prennent, au cours des opérations d’apprêt des suppléments très appréciables de poids (1).

Ces admissions mises à part, nous retrouvons, dans ce commerce global, déux maxima: l’un avant la guerre, l’autre immédiatement après, avec deux minima, qui correspondent, le premier, à l'ouverture des hostilités, l’autre à la crise universelle de 1920. Ces fluctuations sont parallèles à celles des fabriques. Il est naturel que le commerce de la soie se trouve commandé par l’industrie des soieries.

Ces chiffres du commerce lyonnais, si importants qu’ils paraissent, sont aujourd’hui largement dépassés. Mais il est une chose qui n’a pas été égalée, c’est la diversité des marchandises qu’il rassemble. La cote officielle du marché de Lyon englobe à peu près toutes les catégories de soies récoltées dans le monde.

La liste des organsins comprend ceux de France : Cévennes et autres variétés ; d'Italie : Piémont, Messine et autres provenances ; d'Espagne ; du Levant : Brousse et Syrie ; du Bengale et de Cachemire ; de Ghine (2) ; filatures à l’européenne, blanches ou jaunes, natives tours comptés, tussah filatures ; de Canton : filatures à l’européenne ; du Japon : filatures à l’européenne blanches et jaunes, en distinguant, dans toutes ces variétés, non seulement divers titres, mais divers genres, extra, premier, deuxième et troisième ordre.

La liste des trames n’est guère moins complète : France, Italie, Bengale ou Cachemire, Chine : filatures blanches ou jaunes, natives tours comptés, tussah natives ou filatures ; Canton : filatures deux bouts ; Japon : filatures tours comptés ou non comptés. ;

Les grèges d'Europe, du Levant, de l'Inde et de l’Extrême Orient sont encore plus nombreuses, marques ordinaires, marques privilégiées, titres spéciaux. |

(4) Depuis l’établissement de la taxe de 1:10 % à l'importation, un autre genre d'admission temporaire est en usage à l’égard des grèges. Beaucoup de ces soies entrent en franchise. Si elles sont vendues en France, elles sont alors inscrites aux importations et paient la taxe. Si au contraire elles sont vendues à l'étranger, elles échappent définitivement au droit de 1,10 et sont comptées dans le transit. Ces combinaisons ont pour conséquence d’embrouiller singulièrement les statistiques douanières de ces dernières années.

\eL On sait que l’on appelle soies de Chine les soies! de Shanghaï,

Toutes ces catégories ne défilent pas tous les jours au marché de Lyon, mais toutes y ont leur place. Les soies asiatiques sont de beaucoup les plus couramment traitées, ensuite les soies italiennes, puis celles du Levant, enfin celles de France (1). On peut dire que Lyon a cessé d’être un marché de production et c’est évidemment une cause de faiblesse.

Les statistiques douanières aux exportations (commerce spécial), permettent de préciser l’action du marché Ilyonnais comme centre de répartition entre les fabriques étrangères.

Soies grèges : Chiffres d'ensemble

1909 1913 1915 1919 1921 (2) 2.626.100 2.436.800 2.494.100 1.232.800 277.700 Principaux clients

1909 1913 1915 1919 1921 Italie... ...... .. 1.475.500 1.331.000 1.395.600 703.800 40.200 Suisse. nes 450.600 461.900 697.900 197 500 64 600 Allemagne eee 45.600 33.300 25.800 Belgique ...... x 28.100 68.300 Grande Bretagne .. 103.600 121.400 34.600 22.900 3.500 Etats-Unis 10. 71.300 131.200 3.100. 18.700 Espagne. 97.2 59.100 74.200 28.000 12.100 Maroc: +00 Æ 71.300 62.200 73.500 AIÏRÉrIE Fe 2. ce 12.600 10.900 43.400 120.900 Tunisie ts. rs 24.700 12.600 29.900 39.600

Les principaux clients du marché de Lyon sont donc

({) Cf. Les chiffres des chapitres IV et V. Production française. Production mondiale. Rappel des Importations de soies grèges

en 1913 1921

Cine MER MC 3.813.000 kilos 1.009.800 kilos

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