‹ Lyrisme et Structures Sonores: Nouvelles méthodes d'analyse des rythmes appliquées à Atala de ChateaubriandChapitre 45 sur 77 · DE MUETS ÉCLAIRS · texte numérisé non relu

DE MUETS ÉCLAIRS

Ü, = YU U U -— CRUE CHUNU = .…

DU UV U — CECEUIEES CRU LRUEU Ie .…

6) Si maintenant on regarde la position de ces deux « fin d'orage » par rapport au contexte, on voit que ces descriptions terminent l’une et l’autre un alinéa.

Dans ce cas unique où, presque à la même place de sa vie, un écrivain musicien est amené à peindre deux fois le même objet, on voit la structure sonore être deux fois la même, être le même thème; comme si à un état lyrique déterminé correspond bien une structure déterminée.

fi AUTRES LAS

Dans ce bois régnait sans cesse O 113 (DATE RTL).

Dans ce bois régnait sans cesse un bruit solennel!, comme le mugissement ? de l'orgue, sous les voûtes d'une église chrétienne t;

mais lorsqu'on pénétroit au fond du sanctuaire, on n’entendoit plus que les hymnes des oiseaux, qui célébroïent à la mémoire des morts une fête éternelle.

Correcrions 1; 1l y régnait un bruit religieux 2 semblable au sourd mugissement 3 om, 4 om chrétienne 5 om,

Toutes ces corrections montrent en somme le peu d'importance métrique de ce fragment.

On peut remarquer la disposition symétrique des vers autour du silence médian, marqué par le pointvirgule : tétrapode; tripode, tripode; tripode, tripode ; pentapode.

On peut remarquer aussi le pieduu- au début, avant le point-virgule, et avant le point final : aux 3 points sensibles.

Ces légères régularités, d’autres encore qu’on pourrait noter (le dernier vers, etc.), sont en somme peu de chose. Aussi bien, cette description n’est-elle pas une description réelle, mais la traduction en image d’un argument pour le Génie du Christianisme.

XVHI

L'aurore paroissant derrière les montagnes.

OLPC MEL)

L’aurore paroissant derrière les montagnes, enflammoit le vaste! orient.

Tout étoit d’or ou de rose dans la solitude ;

les ondes répétoient les feux colorés du ciel, et la dentelure des bois et des rochers qui s'enchaînoïent [sur leurs rives ?.

L'astre annoncé par tant de splendeur, sortit enfin d’un abîme de lumière,

et son premier rayon rencontra l’hostie consacrée,

que le prêtre *, en ce moment même, élevoit dans les airs.

O charme de la religion!

Ô magnificence du culte chrétien!

Pour sacrificateur un vieil hermite, pour autelun rocher,

pour église le désert,

ponr assistance d’innocens Sauvages!

Non, je ne doute point qu'aumoment où nous tombämes [la face contre terre *, le grand mystère ne s'accomplit ;

et que Dieu ne descendiît sur toutes les forêts”, car je le sentis descendre dans mon cœur.

Correcrions en D : À omet vaste 2 omet les ondes. leurs rives; 3 omet, 4 où nous nous prosternâmes 5 sur

la terre

ANALYSE

Dans D, le passage a eu plusieurs mots biffés, pour la simplicité. Que la description, dans O, soit bien rythmique, la ponctuation même, rythmique, nous en avertit. C’est une fortune assez rare que d’en pouvoir examiner une qui occupe tout un alinéa.

Division EN PARTIES : Il faut, semble-t-il, apercevoir 4 parties dans cet ensemble

1) Paysage à l'aurore.

2) Apparition du soleil (Depuis « L’astre annoncé...)

3) Les trois phrases sur le culte chrétien, terminées par un signe d’exclamation,

4) Accomplissement du mystère.

PAYSAGE À L'AURORE : Système ternaire bref-long-bref, très alourdi dans sa dernière partie : 20, 13, 32 syllabes.

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