OMIS
[Depuis le lac Erié jusqu'au Saut,] le fleuve arrive toujours en déclinant! par une pente et au moment de la chüûte, {rapide,
c'est moins un fleuve qu'une mer, dont les torrens se pressent à la bouche béante d'un gouffre.
La cataracte se divise en deux branches, et se courbe en îfer à cheval.
Entre les deux chûtes s’avance une île?,
creusée en dessous, qui pend avec tous ses arbres sur le chaos des ondes.
La masse du fleuve qui se précipite au midi, s'arrondit en un vaste cylindre,
puis se déroule en nappe de neige, et brille au soleil de toutes les couleurs.
Celle qui tombe au levant descend dans un ombre on diroit une colonne d’eau du déluge. [effrayante;
44h ATALA : ZONES LYRIQUES, STRUCTURES RÉGULIÈRES
Des 3 arcs-en-ciel se courbent et se croisent sur l’abyme ; ‘ l’onde, frappant le roc ébranlé,
rejaillit en tourbillons d'écume”,
qui s'élèvent au dessus des forêts,
comme les fumées d’une vaste embrasement.
Des pins,
des noyers sauvages,
des rochers taillés en formes de fantômes, décorent la scène.
Des aigles‘
entraînés par le courant d’air,
descendent en tournoyant au fond du gouffre,
et des carcajous se suspendent par leurs longues queues? fau bout d'une branche abaissée,
pour saisir dans l’abyme#,
les cadavres * des élans et des ours.
CorrecTioxs dans D : 1 le fleuve accourt, par une 2 om, 3 mille 4. 5 Frappant le roc ébranlé, l’eau rejaillit 6 om, 7 parleurs queues flexibles 8 om, 9 cadavres brisés
Nous signalons seulement ce texte, en donnant, sa scansion; il est du type déjà rencontré dans le prologue : descriptions plus froides, dont aussi les structures régulières sont moins marquées, comme on le voit par les nombreuses corrections. Mais il soulève une question de méthode, par l'interprétation de la ponctuation.
Les corrections 2, 4, 6, 8 sont des corrections de ponctuation.
Peut-on penser qu’elles nous apportent une ponctua-