‹ Lyrisme et Structures Sonores: Nouvelles méthodes d'analyse des rythmes appliquées à Atala de ChateaubriandChapitre 75 sur 77 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Et, avec cette idée, la différence de lyrisme en prose à lyrisme en vers apparaît bien petite : peut-être y a-til seulement, ici, un balancier régulateur qui jamais n'arrête, qui masque seulement (pour satisfaire seulement en nous une sorte de vanité de monotonie?) des mouvements plus naturels à l'esprit humain : ces grandes vagues, interrompues par des zones moins hautes, que nous avons reconnues dans le poème en prose. Rythme encore, à un niveau plus élevé. Et vraiment il serait curieux qu'à ce niveau le domaine des rythmes, ondulé partout ailleurs, devint la plaine érodée des alexandrins.

Les variétés sonores régulières si nombreuses, qu'on recueille dès qu’on possède un instrument assez souple et adapté à l’imprévu, permettent, en dessinant avec moins de lacunes le domaine sonore, de saisir ses rapports avec le domaine lyrique. Mais cette vision plus étendue et plus exacte des rythmes du français permet encore d’apercevoir d’autres liens : ceux qui unissent ces rythmes aux rythmes du grec, par exemple; ou au champ plus étendu de la musique. La question des égalités faites d'inégalités, des points sensibles, sont de celles qu’il faut voir à ce niveau. Plus frappant encore est le rôle, dans toutes ces zones éloignées en apparence, du principe de dissymétrie. On rencontre une tendance aux formes symétriques chez Chateaubriand, comme on la rencontre, infiniment nette, chez Pindare. On rencontre chez ces lyriques, comme chez les musiciens, desthèmes

sonores servant de principe d'organisation à toute une unité, etc,

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