XVI PRÉFACE
populeuse; et en 1851 elle était beaucoup plus étendue qu'aujourd'hui. M. Hamon, en parcourut toutes les rues, en visita toutes les maisons et chacun des habitants. Cette visite dura, je crois, environ dix-huit mois ou deux ans. Le bon pasteur disait qn'elle avait été fructueuse, et qu'il y avait trouvé de grandes consolations. Ce fut en accomplissant ce devoir que M. Hamon se présenta chez M. Aug. Thierry, L'historien habitait au miheu des jardins nombreux encore dans ce quartier, une modeste maison de la rue Notre-Dame-des-Champs. M. Aug. Thierry accueillit son curé avec effusion. M. Renan donne à entendre que ce fut avec ironie : « une fine et G douce ironie que les personnes d'un esprit « étroit et dogm.atique n'apercevaient pas (1).» Le cœur sacerdotal de M. Hamon devait être touché des déclarations de M. Thierry. Celui-ci confessait, en effet, très-nettement la divinité de Jésus-Christ et l'autorité de l'Église : il détestait expressément l'erreur dont il avait été le jouet ; et il trouvait que « le plus noble usage de la rai-
(1) M. Renan, p. 135-136.