‹ M. Augustin ThierryChapitre 27 sur 206 · PRÉFACE. XXXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXVII

et à imposer même le repos à la conscience la plus délicate.

Ces infirmités obligeaient M. Thierry à recourir à des aides. A l'époque oii il entreprit la correction de ses ouvrages, il avait pour secrétaire, c'està-dire pour collaborateur subalterne et non sans influence, un écrivain qui se targuait du titre de catholique. C'est à ce catholique, sans doute, que M.Thierry devait son agrégation aux conférences de Saint-Vincent de Paul. Mais ce secrétaire était un catholique libéral; et, tout en s'intéressant à la conversion de M. Aug. Thierry, il ne semble pas avoir pu contribuer à lui faciUter volontiers la vraie lumière sur les points de critique historique où les décisions de l'Eglise, la puissance des Papes, leur renom d'honneur et de sainteté, se trouvent engagés. Poussant, en effet, à leurs justes conséquences les principes de son Ubéralisme, ce secrétaire de M. Aug. Thierry, après s'être fait l'organe affidé et l'interprète public des préjugés du second Empire contre Pie IX et le Concile du Vatican, est devenu le serviteur et l'instrument à gages du Gouvernement de Berne dans la persécution de l'Eglise de Bâle.

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