XXXVIII PRÉFACE
Que dire du P. Gratry? Les témoignages de son peu de consistance sont publics. Que serait-il arrivé du philosophe de l'Oratoire, si on avait gardé envers lui l'attitude expectative que le prétendu respect d'une fausse liberté de conscience lui imposa si malheureusement auprès de M. Thierry? On sait le dépit que lui avait causé la condamnation des détestables et frivoles ouvrages que lui inspirèrent les passions libérales, au moment du Concile. Sur les papes qui tiennent mie si grande place dans les écrits de M. Thierry, etaussisur la liturgie, quels conseils et quelles lumières pouvait apporter le futur caloiyiniateur du pape Honorius et l'intempérant détracteur du bréviaire romain ?
Cependant il ne faut pas diminuer la part d'influence que ces deux catholiques libéraux ont pu et ont dû avoir auprès de M. Thierry, surtout en présence des autres amis de l'historien. Là était surtout le grand obstacle. Le commerce de l'amitié n'était pas pour l'aveugle un simple délassement de l'esprit; c'était plus qu'un aiguillon ou un encouragement; c'était presque un concours à l'œuvre, comme une préparation et une première