‹ M. Augustin ThierryChapitre 3 sur 206 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

tique de M. Aug. Thierry. Son livre, à peine venu au jour, tomba aux mains d'une de ces maisons qui détruisaient ou essayaient d'écouler à vil prix, on ne sait où, — pendant quelque temps ce fut en Amérique, — les déchets et les rebuts des imprimeries françaises. Hahent sua fata libelli. Il faut avouer qu'un certain nombre des exemplaires du cher petit livre qui m'avait coûté tant de veilles, fut mis au pilon : l'édition a vait été tirée à dix mille; le tiers environ périt ainsi tristement. Je me hâte d'ajouter que les bourreaux en furent aux regrets, quand ils virent les exemplaires réservés pour la vente disparaître rapidement. Au bout de quelques mois, en effet, il n'en restait plus un seul. Les séminaires et les presbytères de France avaient tout absorbé. Il y avait par là un public qui avait goûté et apprécié ce travail.

Est-il bien séant de raconter ainsi les aventures d'un opuscule qu'on remet en lumière? et les lecteurs d'aujourd'hui peuvent-ils prendre quelque intérêt à ces détails? J'insisterai cependant pour faire remarquer que le silence de la presse parisienne ne fut pas absolu. Outre l'Umvers et divers recueils catholiques d'une publicité

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