‹ M. Augustin Thierry: son système historique et ses erreursChapitre 156 sur 214 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

^es destinées, chancelait dans cette hésitation, dit le moine de Malmesbury (1).

L'héritier le plus proche était le jeune Edgar, mais les règles de l'hérédité étaient loin d'être fixes ; rinsuffisance de l'âge et du caractère était un motif suffisant pour choisir un héritier plus éloigné. L'histoire d'Angleterre en offrait des exemples. L'aïeul d'Edgar, Edmond Côte-de-Fer, fils naturel d'Ethelred, avait reçu la couronne au détriment des enfants légitimes de son père. Aussi les historiens, qui veulent défendre les droits d'Harold, se contentent d'invoquer le choix qu'aurait fait de lui le roi Edouard. On sait ce qu'il faut penser de cette assertion. Celle, embrassée par M. Thierry, de l'élection d'Harold par le peuple, ne peut s'établir dans le peu d'intervalle qui s^écoula entre la mort d'Edouard et le couronnement d'Harold, et elle n'est appuyée sur aucun témoignage historique.

§ III.— De l'étal du royaume et de Téglise d'Anglelerre. — Le champ de bataille d'Hasting.

Une fois résolu d'interpréter l'histoire à son gré, l'écrivain s'est donné toute carrière pour dissimuler les caractères évidents et authentiques de la conduite

(1) « Dubio favore nutabat, oui se rectori comroiltere inccrla. » De gesL reg. Lib. lll, p. 99.

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de GuiUaume. Elle fut modârte et vémvéetèm l commencemeDts de son entrepraSt .^êcMniiie II hm-' venait à un homme sage et poliliqiie qa^\m 9^ dissimufait rien des difficultés' on plotfit^dtttijflBq^ t sibilités de son succès. ,•■•■■..-■

Il ne faut pas juger des grands éi[âEi$sit|titi dV près les résultats que nous œnoiksMM : il Àflff se placer au point de vue des aeteurs i (im ]0lié|piasment est inconnu. La coafaète de rÂt)gletBrDft.;étiit une tentative folle, et Guillaume paraissiittt «racisr peu de soutenir à ce prix son droit et MA ImVMor, qui y étaient engagés. Il commença, par •^iqqfMte' pacifiquement son droit et le serment d'SnpflM (i^ Quand celui-ci eut repoussé les premôèrea-féailiMBt- j tiens, le Conquérant se borna à demander ralisaftkHi ] du serment en ce qui concernait le nuoiagO: jMmis • à sa fille. Après un nouveau refus, il plQ|MMB de- ^ s'en rapporter à l'arbitrage du pape. Une Um .dé- ^ barque en Angleterre^ il ne s'avance pas à tmiMI le : pays, il ne parait pas chercher à s'étendre ; A st- . masse ses forces, il se campe, il se fortifie ; ea-ptoé-* sence de Tennemi, il renouvelle encore ses ^ramaitioDs pacifiques. 11 parait déddé à quitter son entreprise pourvu que son compétiteur veuille Inen dfm^ ncr une satisfaction apparente à ses droits et à aon

honneur. * ;

(1) M. Thierry a entouré ce serment de dreonstanees ra- ^

manesques inconnues aox historiens eontemporaias. .

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