‹ M. Augustin Thierry: son système historique et ses erreursChapitre 167 sur 214 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

réunis par l'archevêque Stigand et Tabbé Egelfin, qui venaient défendre leur liberté et leurs droits. La ruse, au moyen de laquelle ils avaient épouvanté Guillaume et l'avaient enveloppé, • avait été ourdie par les deux prélats : animés par l'exemple des Machabées, dit l'historien, ils s'étaient constitués gêné* néraux, aimant mieux mourir que de subir la servitude. Toutefois cette belle ruse et ce beau courage aboutirent à une demande de paix et à un discours de l'archevêque : ce Seigneur duc, dit-il à Guillaume, (( inquiet déjà de sa vie, seigneur duc, voici le peuple « de Kent qui vient te demander la paix (1) pourvu (( qu'il conserve ses lois, sa liberté et ses coutumes. « Sinon, il est prêt à combattre contre toi et les tiens,. c( aimant mieux mourir que de subir une servitude a à laquelle il n'a jamais été soumis ! » GuillaumCy on le conçoit, promit et jura tout ce qu'on voulut ; et les gens de Kent, heureux de leurs succès, laissèrent marcher l'armée normande sur Rochester ; a ainsi » ajoute le chroniqueur auquel nous empruntons ce récit, « par l'industrie de Stigand, les antiques lois « anglaises et la vieille liberté restèrent en usage dans « le pays de Kent, tandis que toute l'Angleterre fut (f soumise à des lois étrangères. »

M. Thierry s'appuie de l'autorité de Guill. Thorn,

(4) c Ecce populos Kantiae... rogantes ea qua pacissunt... « W. Thorn. Chronica. 4786.

mais il n'a garde de à croire, même pou qui en rejaillit surti anmoins est si préd qu'il parvient à en < il fait deux parts da il oublie la forêt cfa « où la route se r.

« d'une forêt, pro[ « un grand corps à « des Normands. 11 < « Ëghelsig, abbé d « à Cantorbéry , a Stigand,leméme A cela, M. Thierry sèment ce* qui se [ traité précéda 0}i si

('<) M. Thierry a toi locaux qui aDimeot la p

(i) Tom. ir, p. i. I lume, admet, relalivem plutôt que la saxonne, disenl qu'il fat sacré pi qu'il prit lai-mËme la tioD qui pesait sur Sli| dernier la gloire de ci mainepQurne paa déc

marquer l'unité et Is persévérance du caractère de M Ce n'est pas le souci de la vértiâ qui le dirige; e'eM la passion et le besoin de donner de llntérèt iHti

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