LIVRE III
blâme comme plus nuisible à la cause commune aux gens de Kenl ; « car, dit-il, aucun acte du temps a ne prouve que l'étranger leur ail tenu parole (1). » Assurément, sans parler du merveilleux, cette dernière assertion eût été suffisante pour faire rejeter tout le récit de Guill. Thorn, qui écrivait au xv* siècle; mais Stigand était excommunié!... Pour éloigner d'une tête aussi chère le reproche de participation à un accord dont l'opportunité paraît douteuse, M. Thierry ajoute, en contradiction formelle de rhistorien dont il invoque Tautorité : « l'arche- € vêque Stigand, soit qu'il eût pris part à cette caa pîtulation, soit qu'il s^y fi\t oppose^ conjecture « plus conforme à son caractère fier et audacieux, « quitta la province où Ton déposait les armes, et « alla vers Londres où personne encore ne songeait « à se soumettre (2). »
Cette opinion sur le caractère fier et audacieux de Stigand est appuyée d'une phrase de Gervais de Cantorbéry, mise en note au bas de la page : Magna- 7iimus enim erat valde et inestimabilis prœsumptionis (3). Sans insister sur la difficulté d'interpréter en bonne part ce mot magnanimuSy surtout si on rapproche Yinestimabilis prœsumptionis de la
(0 Hist. de la^conq, Tom. II, p. 4 et 5.
(2) Id., ibid.y p. 4.
(3) H. de la conq. T. Il, p. 5. — Gerv. Ganl., Chronic.
ÎSO ■ M. ADGW
phrase qui précède, où sions des églises ^e Wi faut se demander comn et audacieux et l'uniqui nale, que M. Thierry pi gnage de Guillaume de l'archevêque de Cantorl agile par le vent, inclint pour les Anglais (1). I le reconnaît avec les i rencontre de Guillaume se Eoumit à son pouvoi moine de Malmesbury ( obtenir les bonnes grA( avec lui dans une assez donner le nom de fils et Guillaume, toutefois, i par le prélat. Il susciti constance, disent encon oppositions et des diffici sa résolution de monti l'archevêque, assure 'né:
« de bénir le Conquéraai
(1) • Similis arandini vc glis videbaïur incUuare. »
(2 « WiUelmus eum in | ■Willelmum io regemelElii