LIVRE m
« et envahisseur des droits d'autrui (1). » Ce refus est certain. M. Thierry en multiplie les preuves, il cite à l'appui quatre historiens : tout lecteur en croira leurs témoignages : l'un est celui de ^ean Bromton ; il a conduit sa chronique jusqu'à la fin du xii* siècle, vers Tan 1198. 11 mentionne ce que quelques-uns ont rapporté du refus de Stigand « auquel, r> disentd ils, Guillaume ne pardonna jamais, bien qu'il le « traitât avec ménagement (2). Mais, ajoute le chro- « niqueur, d'autres prétendent au contraire que Sti- « gand ne pouvait sacrer le roi, puisqu'il était susce pendu par le Pape : aucun homme de bien, en « effet, élevé en ces temps à une prélature ou à un « évêché, ne voulait recevoir de lui la bénédiction « ni la consécration ; Guillaume ne se soucia pas non ' « plus de lui demander la couronne ni l'onction « royale (3). » On voit comment le témoignage de Jean Bromton confirme l'assertion de M. Thierry. Eadmer, que rhislorien cite aussi, est bien^ plus
(<) Hist. de la conq, d'Angl, T. II, p. 46.
(2) « Muliis modis blande honoravit. » Chron, J. Bromton, 962.
(3) « Quidam tamen dicunt quod Sligandas munus cousecralioDis conferre non poluit co quod jamdudum suspensus esset... et ideo nullus quisque bonus tune ad cpiscopatum sivead prelatiam elecius munus consecralionis sive benedictionis, sicut nec ipse Willelmus coronam 8ive sacramentum regise unclionis ab eo libenter suscepit. » Chron* J. Bromton, 962.
S8S H- AUGTTE
décisif encore. « Le roî, « monde, qne c'était I9 « chevêijue de Cantor!
« royale ; cependant, co « méfaits et d'horribles « archeyéque à cette épi « sacré par l'aieheTéqué (c recueillir une raalédit « lion (1). » Un bistorii barrasse pour tirer de 1 du refus de Sligand. M.
difficultés vulgaires. (2)
§V.— Lebiei
Les saints, les bienhea accompagne, n'inspiren M. Thierry : on le sait d
(1) "Quam cgnsecralione optime nossenl debere specii CanLuariensi ; luinen quia i prEedlcabamurde Sligando, voluileam ab ipso (Eborace:
viderelur tnduere pro bened
(S)Toute cetle rédiction a ' édilion, M. Thierry y reçue nous indiquions ici -. il les loè lion savanie où ]es torU de S etdiiDinuôspour laisser au pi eidc dignilé qui ne rappelle vetil, ni la présomption incon