PRÉFACE. XLI
de Normand; et lorsque M. Thierry établissait que l'archevêque, dans sa lutte avec le roi normand, représentait les droits des vaincus^ parc» qu'il était Saxon; M. Renan propose d'écrire : parce que^ bien qu'issu de la race normande^ . Varchevêque s'élevait contre les abus issus de la conquête. Ce système de corrections faciles pourrait témoigner de la frivolité des thèses historiques. Nous ne prétendons pas l'examiner. 11 suffit de constater cette collaboration. M. Renan, dans ses retouches, n'allait pas à rien désavouer; mais s'il a préparé de la même manière les corrections que M. Thierry a fixées, ce n'est pas de lui que Tillustre historien a pu tirer le moindre secours ni la moindre lumière pour accomplir son désir de rétracter ce qu'il avait écrit contre la vérité dans tous les sens.
Ce désir cependant n'a pas été stérile. A travers l'hostilité flagrante ou l'ineptie absolue de ses intimes, livré à l'excessive discrétion de celui qui avait trop à la légère répondu de son âme, M. Thierry n'en a pas moins élevé un monument touchant, bien qu'imparfait, de son amour de la vérité. Pour n'être pas parvenu aux sources sa-