‹ M. Beaufils, ou La conversation faite d'avance, comedie en un acte et en proseChapitre 25 sur 26 · SCENE X V i I ï · texte numérisé non relu

SCENE X V i I ï

Les mêmes, UN NOTAIRE.

Le Notaire.

Monsieur, je me rends à vos ordres.

De quoi s’agit-il ?

Le Notaire.

De votre contrat de mariage.

De mon contrat.

Le Notaire.

Voilà sans doute la future, elle est un peu jeune n’importe. (il chante).

Ne savons-nous pas que Tison Rajeunit auprès de l'Aurore.

Don v»a e.

Vous chantez fort bien pour un notaire, mais vous ne savez ce que vous dites. Qui vous envoyé ?

Le Notaire.

Firmin , votre laquais.

Mad. DE VERSEC. (d Dorval).

Ne voyez-vous pas que c’est une plaisanterie tout à fait *imable de votre neveu. v

Henriette.

C’est à moi directement que l'insulte s’adresse.

11 n’y a pas d’insulte à cela : c’est une petite attention de sa part, et puisque mademoiselle m’aime , que je l’aime, que nous avons le consentement mutuel de nos parens réciproques, je ne vois pas ce qui empêcherait. . .

Mad. de Verse c.

lia raison, ma nièce, et si vous voulez, nous'commencerons à l’instant même.

Henriette.

Sans ce dernier trait je n’aurais jamais pu m'y résoudre, mais cet indigne procédé a fixé ma résolution.

Moi, je suis d’avis qu’on l’entende : -nous l’avons promis. Mad. de Verse c.

'T’o.ut est entendu : M. le notaire, achevez le contrat. Lj; Notaire.

Remplissions d'abord les blancs : la demoiselle se nomme, Mad. DE Versec.

Louise-Henriette Dorval.

Le Notaire.

Et le futur. . . ,

( Beaujils s'approche et va parler , lorsque Forvîlle parait , passe devant lui et dicte au .Notaire).

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