SCÈNE lîî
Les Précédens , DORMESSON , ERNEST , CÉCILE.
FRANCHEVILLE
Arrivez donc paresseux ! Il y a un siècle que je vous attends,
DORMESSON.
Pardon , Franclieville.
P R ANCHE VI LTE.
Bonjour, mademoiselle Cécile. Bonjour, Ernest*
CÉCILE
J'ai l'ai l'honneur de vous saluer.
ERNEST
Bonjour, mon ami.
FRANCHEVILLE
*• Vite à table , et dépéchons -, il fait grand jour , mes oiseaux seront levés. {Oji se met à fable ).
DORMESSON.
Tu veux donc faire un tour dans le bois , et nous rejoindre par le petit chemin ?
( 2'i ) FRANCHEVILLE.
Oui. Vous allez vous embarquer au bout de Favenue, et dans deux heures , je vous rejoins. Ernest , ton fusil est dans la chaumière 3 si quelques canards m'échappaient et voulaient passer le détroit , tu en ferais justice.
ERNEST
Toujours chasseur impitoyable, et d'une adresse!.»
FRANCHEVILLE
Tu me flattes.
DORMESSON.
La chasse I . . cruauté !
FRANCHEVILLE
Bon ! c'est un amusement.
DORMESSON.
Funeste à bien des gens !
FRANCHEVILLE
Aux maladroits.
DORMESSON.
Et aux malheureux î
CÉCILE , à Francheville. Monsieur, daignez ne pas vous entretenir d'un sujet qui paraît affliger mon pcre.
FRANCHEVILLE
Mais , mademoiselle , vous conviendrez'cependant...
ERlVEST , l'intcriyympajit à dessein.
Monsieur , avez-vous bien reposé cette nuit? '
FRANCHEVILLE
Mais, oui , je dors toujours. Et vous , Cécile? La veille du mariage , une jeune personne a bien des réflexions à faire.
CÉCILE
Je ne m'en permets pas , monsieur , quand mon père a parlé.
DORMESSON
Agathe , a-t-on apporté le journal?
AGATHE
Il est auprès de monsieur Ernest.
ERNEST
Le voilà.
DORMESSON.
Lisez l'article Paris j seulement.
( 23 ) ERNEST , lisant, « On jiisïe v\\ ce moment un homme accuse d*avoir attenté » à la vie <le,..
DoivMESSON , se levant hrusquemcnt.
Assez. Partez.
FKANCIIEVILLE.
Bien dit. Il fait un temps superbe.