‹ M. Benoit; ou, L'adoption; drame historique en trois actes, en proseChapitre 47 sur 56 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les Précédens , DORMESSON, FRANCIIEVILLE , ERNEST , CECILE , JUSTIN , accourant.

JUSTIN

Messieurs!.. Mam'selle!.. un moment... n' dînez pas... la vlà!...

FRAN CHEVILLE

Qu'a-t-il donc ce niais-la ?

JUSTIN

Ah! mon dieu , quand j'y pense... Pas pus haut qu'ça j'avais envie de l'voir... ma mère me l'avait promis... Oh! vous le r'connaîtrez tout de suite... Sans l'connaître... y n'faut que d' l'argent... j'nons eu qu'à le r'garder... il est frappant !.. DORMES S or*.

De qui parle-t-il ?

JUSTIN

Et bon , comme tout !.. y vous parle comme à queuqu'un. Vous allai ëie joliment ébobis î c'est pour ra que j'sis venu devant... L' monsieur m' tenait; mais pendant qui l'y donnait son habit, il y passait sa manche , zeste! j'ons décampai... Ah! j'en frons eune maladie d'plaisir et d'peur , car c'est ra qu'où «ent tout d'un coup.

FRANCHEVILLE

Ab! ra j nigaud, as-tu fini tes sottises? De qui parles-tu , Yoyons?

JUSTIN

Est-ce que je n' vous Ions pas dit? C'est la joie, mais ra «'comprend d' reste... gn'y en a pas deux comme ra.

FRANCHEVILLE

On a ensorcelle la maison ; tout le monde y déraisonne. Il est clair que ce butor a perdu l'esprit. Allons . allons , qu'on BOUS serve!

SCÈINE XVII.

Les Précédens , le Duc de VOLNY.

VOLNY.

Messieurs , c'est assez prolonger vos inquiétudes , il est temps d'y mettre un terme , et c'est pour y parvenir que je viens préparer vos âmes aux coups multipliés qui les attendent. Vous allez apprendre un mystère dont la connaissance utile à votre repos , au bonheur de toute votre vie , n'a pas dû vous être plutôt donnée.

DORMESSON.

Que voulez-vous dire ?

FRANCHEVILLE

Quel ton solennel !

VOLNY.

Celui qui a reclamé de vous un asile , cet homme dont les dehors vous ont séduits , lors même qu'il cherchait à vous eu dérober tous les charmes, ce monsieur Benoît , ce chevalier,^ en un mot , n'est pas ce que vous pensez. FRANCHEVILLE.

Je m'en étais douté!

DOR.-MlSSOxV.

Que m'importe? L'o])scurilc de son état n ôte rien à VJnte'rci tju'i! iiispiiL*. \^

VOr.NY. ^

Vous vons abusez : il csl plus eiirore. TI vn pnrakre entouré des nobles soutiens de sa i- loire , et vous ne pourrez plus le inecouu. ire. PcT lui , la source de vos larmes sera iirie , vos uiallieuis, quels qu'ils soient, vont être leparcs, et ics vœux les plus secrets de vos Cueurs seront bientôt exauces.

DOr.ME.'-SON.

Ah. nionsieur, nulle pui.v^ance liumaine ne pourrait opérer ce prodi^^e.

FîlAx^f;lîEVJLLE.

f)uVst-il (loue?

VOf NT.

L'ami de Diomme de bien , le fléau des pervers , le vengeur de I innocence et le modèle des grands.

DOfiMF.SSON.

C'est donc Dieu lui-même ! ( Le lîoi parait ).

VOLNY.

C'est le Roi ! : !

Le Koi î

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