TOUS
{ Ils s'incliaent ^.
SCE^'E X^^HL et dcrnicre.
Les Précédens, LE HOI , en s^rand costume, ROGER,
tenant ?ALji\COU]iT dans ses bras,
{f' al an ouït et Bosser portent une décoration sur leurs unij'ornies qu'Us ont repris ).
LE ROI
Mes eufans, levez-vous , je viens faire des heureux.
Df ){'.!>! ES VON.
Ah ! Sire, l'honneur que je rerois...
Vous est dû. Monsieur Dalainval , c'est par un grand acte de mon autorité que j'ai voulu consacrer la belle action que vous avez faites le ciel m'a secondé, cest à lui qu'il en faut rendre grâce. Le malheureux qui tenta, il y a quinze ans , de priver votre vieillesse de sa plus chère espérance, sut alors se dérober au châtiment qu'il ne pouvait que relarder. Saisi pour d'autres
fautes, " a tout confesse... c'est le témoignage que j'attendais dr la jii^lice divine.
Ui' aiiiro , un innocent fnt cliargë de son crime, et malgrd les présouiptions que dut iVwe naître une vie glorieuse, il siccoiiiba sotis des apparences que Ton crut des preuves : c'était un vice de nos lois, je lai corrige. Cependant celte loi j,. "lait, ma puissance devait rester sans force devant sou proj^ ^ ouvrage, je le respectai 3 les raagistrats prononcèrent et la ci. <^ur puLl'tpie fut satitTi-Me... mais le Dieu de qui je tieas le dioit de condi.mncr ou d absoudre , m'ordonna d'écouter la cléuicnce , la victime fut sauvée... C'est sous un autre ciel , dans un antre climat où ses vertus n'eurent qu'elles pour appui, que ce héros justifia ma prévoyance, légitiuia mes bienfaits. Il est devenu grand de son seul mérite. Dans Texcès de son désespoir, il a repassé les nurs pour vous redemander son honneur 5 il vient reclamer ce dépôt sacré et recevoir de Yousl; sublime réparation à laquelle il était loin de s'attendre. Le voilà ( // montre Iloger). y
DO MME s S ON.
Lui !
LE KOI.
Il a retrouvé son fils que vous lui avez conservé , et je vous rends le vôtre. ( Il pousse palinconrt vers Donnesson ).
D01\I>1E.SSON.
Qu'eu tends -je?
Ah ! mon père!
Vous î
Je suis votre frère!
ronviESsoN Est-il vrai , grand Dieu?..
VALINCOURT
Je suis votre fils.
DORMESSON , ]( liant un cri terrible.
Ah : . , mon Eugène 1
( Vormcsson et Falincourt tombent drns les bras Vun de Vauirc, et Cécile emlrasoe ensuite sonjrere. Depuis ce moment^ Vormesson ne (jt.ii.e plus les jeux de dessus sonjils ).
VALINCOtRï.
CÉCILE
VALÎN COURT.
LE ROI
Lui-même. Quand j'appris jusqu'où vous portiez Thëroïsme fie la venu, je formai le projet de vous rendre votre (ils, comme la plus di^ne récompense d'une si belle action. J employai à sa recherche, des moyens possibles pour moi seul, et j'y réussis. Un être obscur et bienfaisant 1 avait recueilli dans sa compassion , il en reçut le prix j mais sur le point de remettre votre enfant dans vos bras, j'appris que vous aviez brusquement quitte la Pologne , sans laisser aucune trace de ce voyage. Je gardai Eugène , et le fis élever sous le nom du neveu du duc de Volny que voici, et à qui vous devez beaucoup, car il est ce magistrat , qui , seul n'ayant pas condamné Roger, sollicita de ma clémence , ce que la loi ne pouvait accorder. DORMESSON, à Folnj. '^^
Monsieur, de tels bienfaits ne s'acquittent pas , c'est dans voire cœur même qu'il faut en chercher la récompense.
YOLNY.
Je la rerois depuis quinze ans, je vous dois encore.
LE ROI
C'est depuis quelques jours, seulement, que j'ai su votre retraite , sous un nom supposé. Déjà Roger était mandé pour venir eu Lorraine , car j'espérais toujours vous trouver, et je l'attendais pour faire plus d'heureux à la fois.
r.OGER.
Monsieur Dormesson , quel trait!
l.E Kt)I.
Il est sans exemple, le prix doit l'égaler. Dalainval, je vous fais duc de Valiucourt. Pour ajouter à la gloire de ce titre, votre duché sera dans la Lorraine, près du mien, à Bar mëmej mais j'y ailacherai plus d'honneur que de revenus, parce que j'aime mit- i-x faire rire les courtisans de mon avarice j que défaite pleurer mon peuple de mes profusions, DORMESS03I.
Sire j c'est trop...
LE ROI
Refuserez-yous de vous allier au comte de Roger?
ROGER
Sire!.. ,
LE ROI
Vous l'avez mérité , point de remercimens.
DORMESSON.
Ail! sire , que vous dirai-je?., Disposez de loiU mon eire.