TRANSPORTS
Le^^^^'^^O', [Etaient chargés du
U^ff ^^i^v^^^^X coinman-
T 1^^! ; dé par le général
Y fortune \ Hill, commandant
Le^^W, (vaisseau- en chef des troupes
hôpital) I
Le Success Fi?ik (allège) 1^
de terre.
( I ) Le Neptune était un petit navire français de La Rochelle, jaugeant 120 tonneaux, armé de lo canons et portant 70 hommes. 11 avait été amariné par le capitaine Matthews quelques jours avant la réunion de V Edgar et du Chester à la hauteur du Cap Breton.
Le Willing Mind,
La Rose,
Le Lis le,
\JHappy Union,
La Reine Anne,
La Résolution,
Le Marlborough,
Le Samuel,
Le Faisan,
Les Tr^/5 Martitis,
Le Marchand de Smyrne,
Le Globe,
Le Samuel,
I Etaient chargés du régi- ^ ment commandé par le I colonel Kirk.
I Portaient les soldats du ré- { giment commandé par le
Le Colchester^
Le Nathanael & Elizabeth,
Le Samuel <Sa Anne,
Le George
\J Isabelle- Anne- Catherine.
Le Blenheim,
Le Chatha?n,
Le Blessing,
Le Rebecca,
Les Z?^?/:v Shérifs, \
Le Sarah, \^
colonel Clayton
f Chargés du régi- J ment comman- I dé par le colo- 1^ nel Kain.
f Chargés du ré- I giment c o m- \ mandé par le I lieutenant - gél^ néral Seymour.
f Chargés du ré-
giment c o mj mandé par le [ col. Windresse.
I Chargés du régiment \ commandé parle colonel Disney, (i)
(I) Les sept régiments commandés par Hill, Kirk, Clayton, Kain, Seymour, Windresse et Disney, étaient tous composés de soldats d'élite les vétérans de Marlborough, fleur de l'armée anglaise.
Le Relecca-Anne-Blessitig
Le Prince Eugène,
Le Dauphifi^
La Marie.
UHerbin Galley,
Le Friends Increase,
Le Marlborough,
Lq John & Mary,
Le Speedwell^
Le Dauphin,
UElizabeth,
La Marie,
Le Sattiuel.,
Le Basilin,
La Grenade,
Le Goodwill.
Vaisseaux de pro- ^ visions, armés en I flûte.
{Allèges ; aux ordres du général Hill.
Allèges ; au service de l'amiral Walker.
Etaient chargés de bombes.
d'allège au
\J Anna,
'Lt/ohn & Sarah La Marguerite, l
\J Anna^
\a^ Jeremiah & Thomas^
Les Barbades,
UAnchor (è Hope,
U Adventure,
Le Content,
Le Dispatch ^
Les Quatre Amis.
Le Francis,
( Sloop ; servait I colonel Vetch.
J Portaient les recrues de
la flotte.
Ces transports»
fournis par les Etats de la Nouvelle - Angleterre
gés des miliciens volontaires formant partie de l'expédition.
\,^ John & lîaimah^ \ et équipés à leurs
\J Henriette, \ frais, étaient char-
Le Biessing,
\j Antilope^
Le Hannah & Elizaheth^
Le Friends A aventure,
]^e JRebecca,
Le Martha & 'Hannah^
'Lt Johdfmah^
UUnity — (.vaisseau
hôpital) Le Newcastle.
Juchereau de Saint- Ignace porte à trois mille le nombre des Anglais qui périrent sur les récifs de l'Ile-aux- Œufs. Si cette statistique eût représenté le total des pertes de vies encourues sur la flotte pendant la durée entière de l'expédition, je l'accepterais peut-être, malgré qu'elle me paraisse encore fort exagérée. Mais appliquée seulement à la catastrophe du 22 août
T71 1, elle est exorbitante, et ne résiste pas à la confrontation des pièces justificatives du Joicrnal de Walker.
Huit gros transports vinrent s'éventrer sur les rochers du sinistre îlot.
Hommes, f I °. \J Isabelle- A nue- Catherine ... 220
I 2^. Le Samuel & Anne 150
I 3°. Le Nathanael & Elizabeth... 188
, V ! 4^. Le Marlborough 150
^^^ 1 s^.hQChatham 102
I 6"^. Le Colchester 354
I 7*^. Le Marchand de Smyrne.,.. 246 1^8°. Le Content
Nous ne connaissons pas le contingent de soldats transportés par le Content, mais, pour contenancer la statistique de Juchereau, nous le suppo-
(i ) Cf: L'appendice du Journal àe Walker, page 190.
serons égal à celui du Colchester, le plus chargé des sept autres vaisseaux perdus ; nous atteignons alors au grand total de 1764 naufragés. Périrent-ils tous ? Garneau, notre historien national, répond à cette question qu'il avait étudiée, à Londres, dans les archives et les documents officiels. " Sur les dix-sept cents soldats qu'ils (les huit transports^ portaient, plus de neuf cents périrent." (i) Nous voici loin, n'est-ce pas, des trois mille morts de l'Ile-aux-Œufs.
juchereau a bien fait d'ajouter : ''L'on '' vit des pistes d'hommes pendant " deux ou trois lieues, ce qui fit croire
(I) Garneau — Histoire du Ca?/^^/<ï, 4 ième édition,. 1882, tome II, page 48.
'' que quelqîtes-ims avaient été rejoin- ^* dre plus bas leurs navires."
Quant à supputer le chiffre total des pertes subies par la flotte anglaise pendant toute la durée de l'expédition, il convient d'ajouter de suite au millier de marins et soldats (plus de neuf cents, disait Garneau) qui périrent sur rile-aux-Œufs les 470 hommes d'équipage de \ Edgar qui sauta en entrant à Portsmouth, ce qui donne 1470 morts, en toute certitude de vérification statistique.
Il resterait encore à établir une moyenne approximative pour évaluer les pertes de vie à bord du Feversham et du Leostoff. L'équipage à\x Feversham se
composait de 196 marins; celui du Leostoff, que nous ignorons, devait être aussi nombreux, ces deux frégates portant chacune 36 canons. Trois transports furent avec elles cast away, abandonnés, c'est l'expression même de Walker, à la page 25 de X Introduction de son Journal.
Combien d'hommes montaient ces trois transports perdus au retour de l'expédition ? Pour répondre à cette facile question, il suffit de se rappeler que sept des transports anglais péris sur rile-aux-Œufs, et dont les contingents respectifs nous sont connus, portaient 1410 hommes. Cette moyenne, de 200 hommes par transport, me semble
confiner, à quelques unités près, à l'exactitude du chiffre recherché. Elle donnerait un effectif de mille hommes pour les cinq transports abandonnés.
Combien périrent sur ce nombre ?
Rien ne guide ici la statistique. Les relations françaises interrogées restent muettes, et le Journal de Walker luimême s'est refermé, comme la mer, sur les navires disparus. L'histoire et la tradition semblent avoir conspiré le secret de leur fatal destin. Inutile d'attendre l'aurore prochaine, le jour ne se lèvera plus sur l'abîme qui gardera éternellement, avec le mystère de sa profondeur, la mesure de la catastrophe. Il ne reste plus, à l'activité inquiète de
notre esprit, qu'un champ ouvert : celui des conjectures. Les pessimistes, s'autorisant de l'infortune inouïe de X Edgar, conclueront à la perte totale des cinq équipages. Les optimistes, au contraire, se réclamant des nombreux exemples de transports et vaisseaux de guerre rentrés sains et saufs à Londres et à Boston, avec leurs contingents complets de soldats et de marins, croiront au salut absolu de ce même millier d'hommes.
Il importe de se tenir également éloignés de ces deux opinions extrêmes. Convenons que les uns et les autres se trompent et exagèrent au même degré. Nous aurons donc 500
pertes de vie à ajouter aux 1410 autres morts officiellement constatées ; soit, en chiffi'es ronds, 2,000 victimes.
Deux mille hommes ! c'est encore faire à l'Océan la part du lion, que lui abandonner une proie de telle richesse.
Aussi, je n'admettrai l'exactitude de cette statistique qu'en autant qu'elle comprendra, dans ce sinistre grand total, les pertes cruelles que la maladie et la désertion — ces deux plaies vives de toute expédition militaire — durent infliger à la malheureuse flotte de Sir Hovenden Walker.