REQUIESCANT
Ceci, lecteur, n'est pas une épitaphe, mais le fac-similé d'un monument
triomphal élevé par un vaincu, à
l'éternelle mémoire de sa défaite. Ce qui en explique, mieux que tout autre commentaire, la pitoyable et sinistre apparence. Ce mausolée historique évoque, avec une irrésistible puissance de vérité et d'émotion, l'inoubliable catastrophe du 22 août 1711. On croirait, à le regarder seulement, fixer un de ces pans de murs que la piété des cimetières bretons consacre au souvenir des disparus en mer. Et devant lui, comme devant eux, un sen-