MESSIRE JOSEPH SERÉ (1) DE LA COLOMBIÈRE
Joseph Séré de la Colombière, prêtre du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris, arriva à Québec le 21 juillet 1682, l'année même de la mort de son frère aîné, le célèbre jésuite Claude de la Colombière, déclaré depuis l’énerable.
Il vécut à Montréal jusqu'en 16091.
Au mois d'octobre 1690, il descendit, en qualité d'aumônier, avec les troupes de Montréal accourues au secours de Québec assiégée par sir William Phips.
(1) na jamais signé ce nom-là, mais seulement,
Foser À de la Colombière,
ent,
“ M. de la Colombière, raconte Juchereau, avait arboré sur son canot un étendard où était peint le saint nom de Marie, afin d'animer ces guerriers par ja confiance en la très sainte Vierge.” En janvier 1691, il devint supérieur du Collège de Montréal. Rappelé en France cette même année, avec monsieur Bailley, par l'abbé Tronson, le supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, il revint au Canada avec Monseigneur de Saint-Vallier qui le ramena avec lui à Québec. En 1692, il fut créé chanoine et nommé grand vicaire, En 1604, il devint le supérieur
des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de
Québec, accomplissant de la sorte une
prophétie remarquable de madame D'Aillebout.
“ Une de ses prédictions, écrit la mère Juchereau, dont toute notre communauté a vu l’accomplissement, c'est
qu'en l'année 1682, monsieur Joseph de
la Colombière étant arrivé à Québec,
avec plusieurs prêtres qui venaient pour Montréal, et nous étant venus voir tous ensemble, nous les menâmes chez madame D'Aüillebout comme chez une personne que nous estimions beaucoup.
Elle les entretint des choses spirituelles, selon sa coutume, et demeura fort édifée de leur conversation. En les reconduisant, elle dit à une religieuse avec
qui elle avait une étroite liaison, parlant
de monsieur de la Colombière : ‘“ Cet ecclésiastique gouvernera un jour cette maison et il fut envoyé de Dieu pour cela.”
Il n'y avait alors aucune apparence, car monsieur de la Colombière sortait du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris et allait demeurer à Montréal, où, en effet, il a resté longtemps avant qu'il nous ait été donné pour supérieur et pour confesseur, Mais nous l'avons eu plusieurs fois en ces deux qualités et son affection pour notre maison prouve
la vérité de la prophétie.” (1)
En 1698, M. de la Colombière devint
(I1{ Juchereau : //istoire de l'Hélel-Dieu de Quéve, édition de 1751, pages 273 et 274.
archidiacre, puis grand chantre au Chapitre de la Cathédrale. Le 4 juin 1708, il prononça l'oraison funèbre du Vénérable François de Laval, premier évêque de Québec. (1) Il était membre (consciller-clerc) du Conseil Souverain de la Nouvelle-France. I] mourut à l'Hôtel- Dieu, le 18 juillet 1723, à l'âge de 72 ans, et fut inhumé dans le chœur de la cathédrale de Québec.
Un document, qui avait, jusqu'en
(1) * ESQUISSE LE LA VIE ET DES TRAVAUX APOSTO- LIQUES de Sa Grandeur Mgr François-Xavier de Laval- Montmorency, premier évêque de Québec; suivie de l'Eloge funèbre du Prélat vol. de 146 pages, in-8, avec portrait.""— Pubiiée chez A. Coté & Cie, Québec, IN45. L’abbé Bois est l'auteur de cette Æsguisse. et V'Æ/oge funèbre du Prélat est précisément l'oraison funèbre prononcée par M. de Ja Colombière
NOTICE BIOGRAPHIQUE. 97 1878, échappé aux recherches, fait un bel éloge de M. de la Colombière.—
Le voici :