‹ M. de La Colombière, orateur historique d'un sermon célèbre [microforme]Chapitre 5 sur 27 · LS · texte numérisé non relu

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Dame des Victoires, n'attribuant pas

‘ moins la seconde que la première à

la très sainte Vierge. Ce fut encore monsieur de la Colombière qui précha,

avec un nouveau zèle, son triomphe.

Il fit voir combien nous lui étions re-

devables et à quelle fidélité ce bien-

fait nous engageait. Comme tous ses

‘auditeurs étaient dans des transports

de joie et qu'ils ne doutaient pas que le ciel ne s'en fût mêlé, sa prédication fut écoutée et suivie de grands applaudissements. Et la dévotion

envers la très sainte Vierge fut mieux

‘ établie que jamais.” (1)

(1) Juchereau: /istoire d' l'Hôtel-Dieu de Québec —

édition de 1751, pages 485 et 486.

À à Fe

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Ce sermon, fameux déjà par l'importance capitale des événements militaires et politiques qui l'ont inspiré, l'est encore davantage par les merveilleuses coïncidences qu'on y découvre : similitudes du péril, du salut, du miracle :

identités du sujet, du discours et de l'orateur ; même auditoire, même tribune. Je dis bien : similitude de péril :

1690, l'armada de sir William Phips :

1711, l'armada de sir Hovenden Walker:

— similitude du salut : la très sainte Vierge seule invoquée : --similitude du miracle : à la très sainte Vierge seule rapportés la gloire et le secret de la

victoire ; — identité du sujet : Marie

triomphante exaltée par la Nouvelle-

France rachetée, Xebeka liberala ; — identité du discours : le sermon prononcé le 5 novembre 1690, exactement répété le 25 octobre 1711;—identité de l'orateur : l'archidiacre Joseph Séré de la Colombière ; — même auditoire :

la population de Québec ; — même tribune : la chaire de Notre-Dame !

En vérité, Madame l’Archiviste de l'Hôtel- Dieu de Québec, la Révérende Mère Saint André, eut la main heureuse le jour qu'elle découvrit, dans les manuscrits vénérables de son couvent, le sermonnaire d'un des plus célèbres prédicateurs de la Nouvelle-France. L'allocution qu'elle a transcrite est à la

fois un document littéraire et historique

aussi rare que précieux. C'est une pri-

)- meur véritable que je suis fier d'offrir it aux classes instruites de notre popu- Le lation si profondément catholique et É

française,

ERNEST MYRAND.

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