Bachaumont, tome XXIX, le 14 février 177.'j
affaire à un subalterne, encore d'une espèce très inférieure, a répondu d'un ion brusque à une question que lui a faite le quidam prétendu. Le jeune prince, point accoutumé à ce ton peu respectueux, dans un mouvement d'indignation a fait sauter la perruque de l'homme de robe, a ordonné qu'on le mît à la porte. M. de Montyon — c'est le nom de l'intendant — s'est retiré honteusement : il a été obligé d'essuyer ainsi le persiflage des courtisans. On assure que le roi a fait des reproches à son frère de cette vivacité. »
Ce qu'il y a de certain c'est qu'en guise de réparation, et comme pour arranger les choses, on nomma M. de Montyon chancelier de M. le comte d'Artois, en remplacement de M. Bastard, qui sur ces entrefaites était venu à mourir. Ce M. Bastard était un homme d'assez mauvaise réputation. On pensa généralement qu'il avait mis fin à ses jours, et, suivant Bachaumonl, on fit de lui une oraison funèbre courte et énergique en disant que c'était un grand fripon de moins'.
Tout à rencontre de M. Bastard, M. de Montyon apporta dans sa nouvelle charge une inlé-