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reconnaissantes congréganistes. Il avait compris ce qu'il y a non-seulement de tendresse et de bonté, non-seulement de patience et de dévouement, mais encore de ressources et de puissance dans le cœur de la femme chrétienne, dans le cœur de la mère. Ilavait compris la place importante qu'elle tient dans la famille, les grandes choses qu'elle peut accomplir au milieu de notre société canadienne, et il voulait lui prêter son appui pour la réalisation de ces merveilles. Nous avons lieu de croire que ses efforts ont été appréciés, nous irons plus loin, qu'ils n'ont pas été inutiles.
Les Enfants de Marie connurent aussi les douceurs et les avantages de sa direction, et elles ne l'ont point oubliée. Elles ne furent pas d’ailleurs les seules parmi les jeunes personnes de la paroisse à en bénéficier.
Il y a peu d'années, la fondation d’une nouvelle congrégation de jeunes filles ayant été décidée, M. Martineau fut choisi pour mener à bonne fin cette entreprise. On savait que ce nom était synonyme de réussite, et les faits ne démentirent point les espérances. Au premier appel du directeur, cinq à six cents aspirantes répondirent. C'était un vrai triomphe. La suite fut digne d’un tel début.
Mais d’où venait ce succès ? De la bénédiction de Dieu, sans doute ; des talents incontestables et vraiment supérieurs de M. Martineau, évidemment aussi; il nous semble toutefois que le dévouement apporté par lui à ces diverses fonctions y contribua pour une large part.
Il fallait le voir au milieu de ses congréganistes. On devinait immédiatement une famille dont il était le père respecté et chéri. Rien ne le rebutait, dès qu'il croyait que le bien de ses enfants y était intéressé.
SRE RTS
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