‹ M. Flavien Martineau, prêtre de St. Sulpice [microforme]Chapitre 17 sur 19 · Notre alliance avec la vertu · texte numérisé non relu

Notre alliance avec la vertu

Encore un mot sur l'éloquence do M. Martineau.

Nous l'avons, dit déjà ce prédicateur qui tant de fois, rompit le pain de la parole sainte du haut de la chaire, n’a laissé que des plans d'instructions et des notes sans nombre, Mais ces plans et ces notes, qui lui servaient et lui suffisaient à lui, ne sont guère utilisables pour d’autres. D'ailleurs eût-il écrit quelque chose, on n'aurait pas pu le juger par là.

Pour avoir une idée de sa prédication, il fallait l'entendre.

Il serait toutefois inexact de conclure de ce manque de discoursécrits que M. Martineau faisait fi de la préparationsi recommandée par les maîtres de l'art et par le simple bons sens. Quand ses occupations le lui permettaient, iln’aurait pas entrepris la plus petite tâche de ce genre sans l'avoir méditée de son mieux. La forme seule était abandonnée à l'improvisation, à moins qu'il ne fût pris tout-à-fait au dépourvu. Sa facilité à s'exprimer le justifiait d’ailleurs suffisamment de se soustraire à cette préparation de la forme, nécessaire au

plus grand nombre.

Nous ne saurions mieux terminer ce chapitre qu'en répétant le mot d'un de ses compatriotes : “ Tel qu'il était, il instruisait, il fascinait, il rendait meilleur.”

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