M. GUI LI. A U M E
Ah! Jeune homme' sans l'aveu de votre père ! Vous n'.ive^ (l'incpris st-ati combien vous vous rendiez coupable , cl quoi avcîiiir vous vous piépiri- z?
A\R de fj'ic/it.
F.poux imprii.lcnt, fils rebelle.
Vous aurez des enians un jour :
A rautCi-ité |)ateriielle Vous pn-tendieis à votre tour ; Wais , monsieur , ce pouvoir suprême , Ce pouvoir le plus saiut de tous, De cjuel droit l'exercerez-vous, Quand vous l'avez bravé vous-même ?
Ah ! Je connai-> toute l'étendue d>' ma faute.
M GUILLAUMF.
Coupable envers voire père, vou^ ne l'êtes pas moins envers le père de C^é^^Mle, envers elle même , qii.- vous avez héduite , entraînée dans une démarche criminelle....
Hélas ! Je ne le sens que trop , mais le mal est
fait.
M. GUILLAUMF.
Vous avez tromjjé la confiance d'un brave homme^ violé tous les droits deThospitaliié.
Le mal est fait.
M. G U I L L A U M E j à part. lia raison , le mal est fjit. z
« Eli! mon ami, tire-moi du danger, » Tu leras après ta haranj^ne. >>
Oh ! bon Lafonraim ! les vieux t^nfans aussi ont besoin des leçor. de tes fables... ( A Hipolite, ) M.iis pour contracter Uii mariage clandestin quelles ont été vos raisons? H 1 p o L 1 T E.
La disproportion des fortunes...
Quoi ! vous seriezsans fortune , et 1 intérêt !....'
Au contraire , Je ne suis que trop richi- : Je ne suis pas peintre d" prulessioti , j'ap^arlieua à une des premières lamillt^s de Toulouse.
Et Cécile a pu coiiseniT !
E!le l'i^noi e ; jV ne Mii-. ijii'uii peintre à ses yeux , comme aux yeux de se bOii pèiv.
J'ensuis bien ai^e pour ellf^ nridis j'ensuis bien fà hé pour vous-
Que vou1ez-vou*i ? Conclut (la^b cette c.Tmpagne par le hasrird ; l'amour m'y a reienuj j'ai vu Cérile, y l'ai aimée; SI je nj étais fait coniiaitie , Cécile De m'auî ait jamais écoulé.
Et si vos parens faisaient causer votre mariage?
Jamais, Monsieur, jamais. Ils peuvent me déshériter, me bannit dn leur présence ; mais rien ne puuna me séparer de ma femme.
M. GUILLAUME, à part.
Allons , malgié sa faute, il a le cœur honnête et bon. ( A Hipolite. ) Mais , vo:re père , qui est-il?
Il est conseiller au parlement de Toulouse.
Conseil!^r au parlement
( On entend fredonner l'air : Un jour de cet automne. )
HIPOLITE r gardant dans la coulisse.
Que voib-je ! ( Il se saus^e brusquement du côté oppose. )