HIP O L I TE
Pardon , monsieur ; ce moment vous conviendrail-il pour l'entretien que vous avez eu la bonté de me piomettre ?
M. GUI LLA U M E.
Volontiers, mon ami. Serais-J<^ assez heureux pour vous être bon à quelque chose !... Vous soupirez ! HIPOLITE, embarrasse.
Ah î monsieur ! j'ai besoin d'un appui ; j'ai besoin de vos conseils.
Parlez , mon ami , parlez.
HIPOLITE.
Air -.Je l'aiine cant. (de JaJin.) C'est l'aveu d'une grande erreor Qu'à l'instant vous allez entendre; Je viens pour vous ouvrir mon cœur.
Et je ne sais comment m'y prendre :
Mes yeux se baissent malgré mui
Mais l'indulgence est dans les vôtres,
Moins on en a besoin pour soi ,
Plus on en montre pour les autres. '
M GUILLAUME, à part.
Il y a ici de l'amour 'tte ou je me trompe fort. ( Haut. ) Dites , jf'une homme , dites ; nwc cet a r honiiête , vous ne pouvezavoir à vous reprc herque quelqu'étourderie de jeunesse , excusable , sans doute.
HIPOLITE.
Je suis plus coupable que vous ne croyez.
Expliquez-vous.
Air : Oui, ce qu'on ilii par-tout d' Isitiè ne, Cécile est jeuue, e'Ie est charmante ; Que d'appas elle réunit!
Son maintien , sa grâce touchante, Tout en elle attire et séduit ; Tendre et sincère, Cécile a su me plaire, Héla» ! sans le vouloir, Presque sans le savoir.
Peut-être, j'aurais dû taire.
Et vaincre ma vive ardeur ; Mais , est-on maître de son (-œur ?
Ensemble.
M. GUILLAUME, a part.
La fille, à l'insu du père.
Partage la vive ardeur ; Mais, est-on maître de son cœur!
HIPOLITE.
Peut-être , j'aurais dû taire ,
Et vaincre ma vive ardeur,
Mais, est-on maître de son cœur!
Ainsi, VOUS aimez Cécile. . Cécile vous aime , et, comme son père paraît avoir quelque confiance en moi , vous venez me prier de le faire consentir...
HIPOLITE.
Oui , monsieur.
A ce que vous épousiez sa iîlle ?
HIPOL ITE.
Non , monsieur.
Quoi ! VOUS ne voulez pas fépouser !
HIPOLITE.
Monsieur... c'est une chose faite.
Comment!
HIPOLITE.
Jugez de ma situation...
Sans l'aveu de son père 1
HIPOLITE.
Et même , sans l'aveu du mien.