‹ M. Guillaume, ou, Le voyageur inconnuChapitre 5 sur 35 · H I PO L.I T E · texte numérisé non relu

H I PO L.I T E

Quoi !

CECILE

Si VOUS alliez le trouver ?

HIPOLITE.

Oh! non, non... il me recevrait mal.

Vous pourriez vous adresser à son fils.

HIPOLITE.

A son fils ! ... 11 n'est pas à Toulouse.

CECILE

Comment le savez-vous? Est-ce que toiîs le connai&se ?

niPOLITE.

Oui... un peu... j'ai fait son portrait.

CÉCILE

Moi , )c ne le connais pas , il n'est jamais venu ici.'

Ah î il n'est jamais venu ici !

CECILE

Non , mais on assure que c'est tout l'opposé du père.

HIPOLITE.

Air du Vaudeville du Chapitre second.

Fuyant et la ville et la cour , Les grandeurs n'ont rien qui le tentcj Ne respirant que pour I amour.

Il aime une femme charmante; Esprit, beauté, grâces, candeur, Voilà pour lui le vrai mérite; Sa tendresse fait son bonheur, C'est tout comme ton Hipolite.

CECILE- Même air.

Mon ami , je voudrais aussi Ressembler à la femme aîraabl* Dont tu viens de tracer ici L'image la plus agréable.

^ Elle a sans doute plus d'attraits,

Sans doute elle a plus de mûrite ; Mais elle n'aimera jamais Comme j'aime mon Hipolite.

HIPOLITE. /

Qui ne cessera de vivre pour Cécile.

Je n'en doute paS; mais enHa il faut tout avouer et appaiser mon père.

HIPOLITE.

II me vient une bien bonne idée : adressons-nous à M. Guillaume, ce respectable vieillard qui demeure chez vous depuis huit jours.

CECILE

Il y a déjà demeuré l'an passé, lorsqu'il eôt venu d« même prendre les eaux.

Hier , j'ai dessiné des fleur» pour lui, il m'a témoigné de l'amitié.

CECILE

Sa figure annonce la bonié , et pourtant je lui trouvé quelque chose d'imposant.

Mais, qui est-il ?

CECILE

Je ne sais.

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