H I PO L.I T E
Quoi !
CECILE
Si VOUS alliez le trouver ?
HIPOLITE.
Oh! non, non... il me recevrait mal.
Vous pourriez vous adresser à son fils.
HIPOLITE.
A son fils ! ... 11 n'est pas à Toulouse.
CECILE
Comment le savez-vous? Est-ce que toiîs le connai&se ?
niPOLITE.
Oui... un peu... j'ai fait son portrait.
CÉCILE
Moi , )c ne le connais pas , il n'est jamais venu ici.'
Ah î il n'est jamais venu ici !
CECILE
Non , mais on assure que c'est tout l'opposé du père.
HIPOLITE.
Air du Vaudeville du Chapitre second.
Fuyant et la ville et la cour , Les grandeurs n'ont rien qui le tentcj Ne respirant que pour I amour.
Il aime une femme charmante; Esprit, beauté, grâces, candeur, Voilà pour lui le vrai mérite; Sa tendresse fait son bonheur, C'est tout comme ton Hipolite.
CECILE- Même air.
Mon ami , je voudrais aussi Ressembler à la femme aîraabl* Dont tu viens de tracer ici L'image la plus agréable.
^ Elle a sans doute plus d'attraits,
Sans doute elle a plus de mûrite ; Mais elle n'aimera jamais Comme j'aime mon Hipolite.
HIPOLITE. /
Qui ne cessera de vivre pour Cécile.
Je n'en doute paS; mais enHa il faut tout avouer et appaiser mon père.
HIPOLITE.
II me vient une bien bonne idée : adressons-nous à M. Guillaume, ce respectable vieillard qui demeure chez vous depuis huit jours.
CECILE
Il y a déjà demeuré l'an passé, lorsqu'il eôt venu d« même prendre les eaux.
Hier , j'ai dessiné des fleur» pour lui, il m'a témoigné de l'amitié.
CECILE
Sa figure annonce la bonié , et pourtant je lui trouvé quelque chose d'imposant.
Mais, qui est-il ?
CECILE
Je ne sais.