‹ M. Jean Le Sueur [microforme]Chapitre 5 sur 7 · I. Le entiet le ns le l'ap- 1e de le la nire- Jnsé · texte numérisé non relu

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compatriote et probablement ami de Bourdon, « Romain Becquet, fils de Julien Becquet et d'Anne Vasse, de la paroisse du Becq, proche de la ville de Rouen, et Romaine Boudet, veuve de feu Jean Normand. » Ce mariage fut célébré par M. Le Sueur « en la chapelle Saint-Jean, » en présence de Jean Bourdon, François Becquet, Louis Michelet, Pierre Normand, Pierre Du Quet, toute une petit colonie rouennaise transportée sur le coteau Sainte- Geneviève.

« M. Bourdon est mort très chrétiennement,. » C’est la manière laconique avec laquelle le P. Lalemant enregistrait dans son Journal, à la date du 12 janvier 1668, le décès de ce grand citoyen, dont Marie de l’Incarnation écrivait quelques mois plus tard : « Depuis qu’il s’est établi en ce pays, il s’est consommé en toute sorte de bien et de bonnes œuvres (1). » Il fut « solennellement enterré le lendemain en la chapelle du Scapulaire dans l'église paroissiale de Notre-Dame de Québec, » disent les registres.

La mort de son ami Bourdon fut pour M. Le Sueur un coup fatal. Déjà très affaibli par l’âge, il se sentit atteint de la maladie qui devait le conduire au tombeau. Il avait été nommé curateur des biens de la succession de son ami, dont l’un des fils, Jacques, sieur d’Autray, était encore mineur (2) : ce surcroit d’occupations épuisa le peu de forces qui lui restait. Il se fit transporter à l'hôpital, et ne put pas même assister aux obsèques de son ami Robert Giffard, qui ne survécut que trois mois à M. Bourdon. A la date du 4% avril, le P. Lalemant écrivait dans son Journal :

« M. Giffard est mort fort chrétiennement, assisté du P. Carheil tout le temps de sa maladie. Le 16, il a été enterré sur le lieu au pied de la croix de l’église, selon qu'il l'avait désiré. Nous avons assisté, trois de nos Pères, à ses obsèques, avec Mgr l’évêque, M. de Bernières, et M. de Maizerets, l’otticiant, avec les séminaristes. »

Quelques semaines plus tard, le 8 mai, s’éteignait à l'Hôtel-Dieu

(4) Lettres de Marie de l'Incarnation, t. 11. p. #3. (2) Aveu et dénombrement du fief d'Autray, 30 ortobre 1668.

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