‹ M. LʹAbbé François PiloteChapitre 14 sur 70 · LD EE VE · texte numérisé non relu

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semble avoir été fait pour lui. C’est ainsi qu’arrivé à l’âge où d’autres demandent le repos, il voulut encore doter sa paroisse d’une maison d'éducation : le couvent de Saint- Augustin.

La fondation de l’école d’agriculture et de la ferme-modèle qui en dépend ; l'établissement de la Gazette des Campagnes ; ses nombreux écrits en faveur de l’agriculture théorique et pratique et de la colonisation, ont contribué à ajouter à son premier titre de bienfaiteur de l'éducation cet autre titre non moins beau: ami sincère et dévoué de la classe agricole.

Comme tous ceux qui travaillent dans l'intérêt de la religion et de la patrie, il a rencontré des contrariétés, mais il s’en est vite consolé, car il n’attendait rien des hommes. Il a travaillé le regard tourné vers Celui qui paie au centuple même un verre d’eau donné en son nom.

La meilleure réponse que l’on puisse faire aux accusations injustes portées contre lui par la malveillance et la jalousie, ou par les nains de son époque, c’est que le collége de Sainte-Anne, qui devait trouver la ruine dans l’acquisition des terres achetées par M. Pilote, est, à l’heure actuelle, une des maisons d'éducation les plus prospères du pays, et qu'il doit sa prospérité, en grande partie, à ces mêmes terres. C’est pourquoi le nom de ce prêtre vivra, lorsqu'on aura oublié, depuis longtemps, celui de ses détracteurs.

Québec, le 5 mai 1885.

Correspondance avec le Docteur Meilleur, surintendant de V'Education.

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