RON AIR
Si notre confrère et ami M. A.-0. Houle (1) eut été là, rien n’eut manqué à la partie tragico-
comique de la situation.
Croyant améliorer mon sort, je me réfugiai dans la grange. Le P. Boucher m'avait devancé et s'était hissé au grenier ; mal lui en prit ; le plancher mal ajusté ( vieille porte de grange de travers sur deux soliveaux ) fit entendre un gémissement qui le fit bientôt déguerpir, au moment où M. Vigneault l’allait rejoindre.
Les maringouins du reste ne ménageaient pas plus les fuyards que les combattants.
M. Laporte, lui, avait pris le parti de laisser faire.
MM. Lavigne et Lavallée, couchés dans l’herbe l’un près de l’autre, ne faisaient nullement l'effet de gens endormis. M. Lavigne ayant recu la maigreur en partage, le dard du maringouin le perçait chaque fois jusqu’à l'os. M.
(1) Professeur des Belles-Lettres au Collège Joliette, alors en voyage aux Etats-Unis.