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d'élèves à l’œuvre sous la direction intelligente du C. F. Hector qui, aidé de quelques-uns de ses apprentis, à réussi à transformer quelques vieilles machines à coudre en un tour, des scies à découper, et d’autres appareils pour l’enseignement de ses futurs ingénieurs et architectes.
Quelques élèves s’occupaient de serrurerie, d’autres de modelage et de moulage ; tandis que d’autres s’appliquaient au dessin d'architecture, du génie civil et de mécanique. Ceux-ci reproduisaient des dessins originaux, d’autres dessinaient d’après nature ou d’après des modèles placés devant eux ; et les dessins les plus difficiles tels que devis, études de perspective, morceaux compliqués de machinerie étaient soigneusement et correctement exécutés à l’échelle. Les
ombres artistiquement posées produisaient un effet
saisissant.
: On y trouve même un fourneau en miniature pour fondre, souder et forger, et tout ceci a été accompli sans autres ressources que la contribution volontaire et mensuelle des enfants du peuple.
Il y a eu beaucoup de bruit dans la presse à propos de la dernière expositien de nos écoles des arts et métiers de la province, et cependant à part quelques peintures décoratives, l’œuvre non d'élèves de 15 ans, mais de maîtres peintres de Montréal, aucun des objets exposés, sauf ceux des écoles de Chicago, ne pourrait soutenir la comparaison avec ceux des Glacis.
J’ai suggéré aux RR. FF. d’exposer quelques-uns des travaux de leurs élèves afin que le public compétent puisse juger de l’impartialité de mon appréciation. |
J’ai été surpris et indigné d'apprendre qu’ils n’a-
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vaient aucune aide pécuniaire pour développer une entreprise ayant si exclusivement pour but les intérêts de notre jeunesse canadienne, si intelligente, si désireuse d’apprendre et d’être enseignée ; quand, comme chacun le sait, le gouvernement accorde quelque $80,000 pour le maïntien des écoles des Arts de la Province et $8,000 (chiffres ronds) à l’école polytechnique de Montréal maintenant sous l’égide toute puissante de l’Université Laval.
Je parle ainsi sans être influencé par personne et sans que les RR. FF. ou d’autres, aient fait aucune démarche pour qu’ils fussent favorisés au préjudice de l’institution du gouvernement ; mais il faut admettre que les résultats dans cette dernière sont maigres en vue des sommesgdépensées.
Nous devons faire justice et rendre honneur au mérite partout où il se trouve, mais sans jamais l’exagé rer. Nous savons tous qu'à l’ouverture des classes, chaque année, des centaines d’élèves se présentent pour y être admis, mais que sur ce grand nombre il n’y en a pas un dixième qui restent jusqu’en avril, et que cependant chaque école a ses deux ou trois professeurs payés en proportion inverse du nombre des éièves : de trois, cinq piastres par leçon.
Non, cela ne devrait pas être, il me semble. [L’enseignement des laïques n’approche pas de celui des congréganistes pour les sciences, les arts et industries, pas plus qu’en matière d'éducation commerciale, s0ciale et domestique.
Voyez les honoraires que reçoivent les professeurs ecclésiastiques au congréganistes du Séminaire, de l’Université ou des Ecoles des Frères ; et il en est de même dans d’autres collèges. Serait-ce pour les $20
él, mt
rt un
par année que reçoit M. l’abbé Laflamme que l’on trouverait un professeur laïque capable d'enseigner ia moitié, le quart ou même le dixième de ce que ce prêtre distingué enseigne chaque année à des centaines d'élèves.
Est-ce pour la maïgre pitance payée au professeur de l’Ecole des Glacis, qu’un laïque, alors même qu'il serait assez habile, ferait autant que ce religieux. Il est certainement facile de concevoir que la vie commune dans un collège de même que dans une caserne réduise de toûtes manières le coût de l'entretien. Est-il étonnant que les 50 professeurs, plus ou moins, de nos Ecoles des Arts ne puissent se mesurer avec les professeurs moins nombreux des écoles congréganistes !
Rien n’est plus facile à comprendre. Le laïque a une famille à soutenir, un loyer, destaxes, etc., à payer, et devant consacrer sa journée à gagner de quoi soutenir les siens, ne peut que le soir donner des leçons à l’école des arts, tandis que le prêtre ou le frère n’ayant aucun de ces soucis peut donner tout son temps à l’enseignement.
Pourquoi n’y aurait-il pas, ici comme en Europe, dans chaque grand centre tels que Montréal, Québec et Trois-Rivières, une école centrale dans laquelle les aptitudes des élèves pourraient trouver éclosion.
Depuis plusieurs années déjà j'ai entretenu cette idée. Mes regards s'étaient portés sur un site magni-
… fique pour l’école centrale de Québec : c’est le terrain » des casernes de l’artillerie qu’il eût beaucoup mieux
valu consacrer aux arts promoteurs de l’agrandisse-
ment des peuples qu’à l’art destructeur de la fabrica-