‹ M. LʹAbbé François PiloteChapitre 52 sur 70 · EE · texte numérisé non relu

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reproductions et serait œuvre patriotique. 1 Que

de fois ne lit- on pas après un simple accusé de : : réception : “ nous remettons à plus tard une |

étude approfondie sur cet ouvrage, ” étude

approfondie qui ne voit jamais le jour ! fe

É. Il ne faut point conclure de tout cela qu “il D y a pas de vrais journalistes au Canada. | + -

Certains protestants sont bien peu fermes dans leurs convictions. M. X., méthodiste, je crois, me disait aujourd’hui: “ L'Eglise catholique est de toutes les églises, La plus droite. ” Il reste + méthodiste cependant, parce qu’il est né métho . diste-et parce qu’il ne se donne pas la peine d’ é da

tudier plus profondément notre sainte religion.

Ce soir on a joué le Euchre, en grand : 7 tas bles, 4 par table. Il y avait des prix. Le plus fort a fait 40-points, le plus faible 15. J'avais 21 points ! Ce jeu de cartes, avec le système en usage, est le moyen le plus simple de faire, en

peu de temps, connaissance avec un grand nom- bre de personnes, De fait, ceux qui ont le Pi de points, doivent à chaque coup de clocheness

changer de table et de vis-à- vis.

Sources de St-Léon, mardi, 26 juillet 1887

Réponds en français. — La corruption du meilleur est le pire. — Une F . admirable chose. — Une surprise.

Quand je te parle en français, réponds donc en français, simple d'esprit, puisque tu sais le français.

+ + * Lorsqu'un homme d’esprit se met à être bête, 1] épuise la bêtise.

Quelle admirable chose que la sagesse! Tu

avais bien pensé, Salomon, en lui donnant 1 ni 1 première place. | dub + - Autant la sagesse est belle, autant elle est ;. difficile à pratiquer. Elle a son siège dans la : 4 raison, mais les passions se donnent si souvent la main pour lui faire la guerre !

. dés surprises.

De la bonté céleste un rayon éternel Semble se réfléchir dans le cœur maternel, Et la divinité nous offrant son image, Sous les traits d’une mère appelle notre homn

Sources de St-Léon, mercredi, 27 juillet 1887

Diversité des opinions, sur les hommes et sur les choses, au Canada. per À propos d’une jeune fille méthodiste. — Ce que peut faire une bonne mère.

Depuis le commencement des vacances, Jai

rencontré plusieurs personnages instruits, pieux et haut placés, portant les jugements les plus

contradictoires sur les hommes et sur les choses,

au Canada. Parlant de X, par exemple, en par-

ticulier, À disait : “ C’est un orgueilleux ; ” B ajoutait : “ C’est un fou ; ” C disait au contraire : “ C’est l'écrivain le plus sérieux du pays. ?”

Il suit de tout ceci qu'il faut asseoir ses con-

victions non sur le sentiment mais sur la raison ;

qu’il faut être modéré dans la discussion, et

qu’il ne faut point condamner celui-ci ou celui-

là sans un mûr examen.

Une jeune fille, méthodiste, attire ici latten-

tion de tous. Elle est toujours près de sa mére,

s’occupant tantôt de couture, tantôt de lecture ne faisant que peu d’amies, se montrant très réservée avec les jeunes gens.

Veuille le Seigneur lui donner un jour la

pleine lumière.

La mère de notre jeune méthodiste paraît être une femme de premier ordre.

Les bonnes mères, plus souvent que les artistes, donnent à la société des chefs-d'œuvre.

C’était sans doute un peu la pensée de Joseph de Maistre, lorsqu'il écrivait à sa fille Hortense :

“ Les femmes n’ont fait aucun chef-d’œuvre.dans aucun genre. Elles n’ont fait ni l’Iliade, ni l’'Enéide, ni la Jérusalem Délivrée : ni Phèdre, ni Athalie, ni Rodogune, ni le Misanthrope, ni Tartufe, ni le Joueur ; ni le Panthéon, ni l’église de Saint Pierre, ni la Vénus de Médicis, ni l’Apollon du Belvédère, ni le Persée, ni le livre des Principes, ni le Discours sur l’histoire universelle, ni Télémaque. Elles n’ont inventé ni l’algèbre, ni les télescopes, ni les lunettes achromatiques, ni la pompe à feu, ni le métier à bas, etc. ; mais elles font quelque chose de plus grand que tout cela ; c’est sur leurs genoux que se forme ce qu’il y a de plus excellent dans le monde : UN HONNÊTE HOMME ET UNE HONNÊTE FEMME.

Sources de St-Léon, jeudi, 28 juillet 1887

Monsieur, je ne vous présente pas. — A propos d’un livre à l'index.

Monsieur X, jeune homme de bonne façon, eut été bien aise d’être présenté aux demoiselles V. J'étais à la veille de me rendre à son désir, lorsque je m’en suis désisté, soudain, à la vue d’un livre dont ce jeune homme faisait lec-

ture, livre à l'index.

“ Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es. ”

Rien ne corrompt comme la lecture d'un mauvais livre.

Qu'il doit être grand, dans l’autre monde, le châtiment des auteurs qui, par leurs infâmes productions, ont perdu, de leur vivant, perdent tous les jours et perdront, jusqu’à la fin des

siècles, un si grand nombre d’âmes.

“ Le plus grand crime que l’on puisse commettre, c’est la composition d’un MINE livre, puisqu'on ne peut cesser de le commettre. ?

DE BoNALD.

Ma mère se plait assez à St-Léon.

versation, la lecture et le jeu de cartes se parte 4

gent son temps.

Üae jeune dame de grandes beauté et amabili- |

ja té, mais qui n’est pas assez respectueuse pour . son vieux père, De ones ici Fra cé des de

pas de pardon pour ces fautes, ca que soient 1 les qualités personnelles : ‘

OA EE Un père est toujours père ; Rien n’en peut effacer le sacré caractère.

P. CORNEILLE (Polyeucte).

À Sources de St-Léon, vendredi, 29 juillet 1887

: Physionomie de l'Hôtel des Sources. — Le clergé. — La toilette. — Vie de famille. — Que chaque station balnéaire est une vaste biblioke thèque.— Livres à prendre avant de partir pour les eaux.

Chaque place d’eau a sa physionomie propre.

La moyenne de ceux qui viennent ici est plus

Jeune et plus gaie qu’en plusieurs autres places. le)

vf RE CES CET 7, ten vais à

Les enfants sont nombreux. Les mères qui . les élèvent mal feraient mieux de ne pas venir à St-Léon,

Les Canadiens et les Irlandais augmentent ici chaque année.

Les membres du clergé se dirigent de ce côté. Quelques jours avant mon arrivée une table de | 10 couverts était garnie de prêtres.

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po ya incomparablement moins de toilette à | St-Léon qu’à Old Orchard Beach, bien qu'il n’y “ait pas cependant de négligé.

Bien qu’on ne vive pas en famille à l'Hôtel, il À y a cependant plus de sympathies réciproques | À qu’en bien des endroits, surtout entre les Cana=, 4 diens qui sont ici ce qu ils sont partout, gals et. 1 ouverts. Dans ces sortes de promenades il faut être deux ou trois. Les connaissances de l’un” |

deviennent les connaissances de lautre et le, !

temps se fait moins long.

Un esprit observateur a vaste champ dans! | les maisons de ce genre. L’humanité s'y présen-\ te avec ses qualités et avec ses (Tavers. Chaque" étranger est un livre ouvert. Ces livres sonts loin d’avoir le même format ! Il s'en faut aussi des beaucoup qu'ils soient écrits dans la même lan ; que: ici c'est du beau français ; là, c’est du chi-

nois ; ailleurs, du micmac ou du sauteux.

On ne doit point aller aux eaux sans apporter avec soi deux ou trois bons livres. N’ayons

- point peur de mettre un livre sérieux avec d’au-

tres qui peuvent l'être moins. Dans chaque . malle de voyage, il y a toujours un petit coin qu'on ne saurait mieux remplir que par l’Imita- … tion de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il y a | là de tout : méditations, lectures spirituelles, aspirations, etc., etc.

Au moment de livrer le manuscrit à l’im- … primeur ( 31 mars 1889 ) je reçois une lettre … de M. Hector Caron, de St-Léon. Il m’annonce qu'il à fait l'acquisition de l'Hôtel des Sour- ; ces ; qu'il à d'excellentes voitures à la disposition des touristes ; qu’il s'est assuré les servi- … ces d’un excellent cuisinier ; que les voyageurs . auront à leur disposition différents jeux et de . jolis bateaux.

M. Curon tient beaucoup à ce que son établisà sement soit visité par les membres du clergé.

… Le nouveau proprictaire des Sources, ajou- …tons-le, est canadien et catholique, ce qui sera Lun nouvel attrait pour plusieurs.

1 M. Caron tiendra sans doute à ce qu’ une par- | tie de son personnel sache le français, ce qui in existait guère en 1887.

Sources de St-Léon, samedi, 30 juillet 188

Allons, t un dernier verre d’eau A de

Le bagage oi fait, retournons aux Oèdres. |

Bien que ne eaux dé St-Léon n'aient pas | sur les rognons l'effet voulu,elles m ’ont cependa fait beaucoup de bien au point de vue du rh matisme. Ainsi pendant toute l'année scola | re 1887-88, je me suis trouvé presque complet

ment débarrassé de ce hôte incommode. « me suis félicité d'étre allé aus Sources de.

Léon et j'y retournerai.

Les Cèdres, dimanche, 31 juillet 1887

Une tendance instinctive des méchants.

Le thermomètre marque 82° F,, c’est une

légère amélioration.

- quinze jours d'absence. Une chose cependant q P

- Joliette, je me trouverai encore plus chez moi que dans la maison paternelle ! de même que le prêtre, vicaire, se trouve plus chez lui, chez

son curé, que chez ses propres parents.

… sur terre le petit coin où Dieu nous veut.

Plusieurs touristes aux Oèdres. Si cette place était plus connue et plus près des chars, le

Où est le chez soi.— Les grand’parents.—Un fruit du péché originel. — sf

K % * dl 1 Comme l’on aime à se trouver chez soi, après

| me frappe. Lorsque je retournerai aw Collège

La raison de tout ceci est que le chez soi est

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nombre des étrangers y serait toujours assez "

considérable.

Clôture du mois de Ste Anne. Sur linvita-. 1 tion de M. le Curé, je parle, après vêpres, du 1 culte que l’on doit avoir pour les grand’parents. 4 Le culte dont Sainte Anne est l’objet, dans l'E- M glise, marque le respect que nous devons avoir, À pour nos grand’parents. (Cette belle leçon, M c’est Jésus-Christ lui-même qui nous la donne, 1 puisqu'il permet si souvent des miracles par à l'entremise de celle que nous nommons avec 1 raison la mère de Marie et la grand'mère de. 1 Jésus. ‘2

‘ La bénédiction du Seigneur est sur les familles 4

où l’on se souvient des aieux.” Le OZANAM.

On est prompt à mettre sur le marché les nouvelles sinistres qui font voir le mauvais côté du prochain ; quant au bien que l’on en sait, il Fe.

Let

Les Cèdres. lundi, ler août 1887

Ce dont le ONE est rempli.— Que le repos n’est pas la paix. —De. la 3 discorde entre les familles, moyen d'y remédier.

Le monde est rempli d’affirmations gratuites.

"x La paix de l’âme, voilà la vraie, voilà la gran-” de richesse. 4 Il faut bien distinguer entre la paix et le re à pos. | La paix est avant tout charitable ; le repos . n’est le plus souvent qu'égoïste.

On peut ne pas avoir le repos, tout en ayant la paix. | Le chrétien, souvent, pour avoir la paix, sa « crifie le repos. C’ est une grande marque de sa- D 1 gesse. Peu de personnes ont cette note à eur. 4 avoir.

“Si vous recherchez du repos en cette vie, com-. ment arriverez-vous un jour au repos éternel ? Ne

LA

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