DANSE
Une autre tendance, plus dangereuse encore,
est de travailler à diminuer les études véritable-
ment classiques,sous prétexte de les rendre plus . universellement pratiques.
Le point de vue des collèges attire seul, ici,
mon attention.
L’instruction et l’éducation doivent sans doute s'approprier œuæ besoins du siècle. Est-ce à dire qu’il faille briser avec toutes les traditions ?
& T’homme naît-il aujourd’hui sous un autre ciel et sur une autre terre, avec un autre COrps, une autre âme, une autre intelligence, d’autres passions, d’autres besoins, pour qu’il soit nécessaire de tout chan-
ger ? ” DE BoNALD.
Il faut plus de sciences que par le passé.
Très bien. Mais faut-il à cause de cela négliger » le principal pour l'accessoire ?
Il faut apprendre des choses qui servent.
C’est bien notre avis. Le mal est qu’on ne s'en
tend pas sur ce qui SERT. S
La fin que l’on se propose dans les collèges n’est pas de donner à la société des prodiges de
science et à l'humanité des hommes finis.
‘ Le but de l’enseignement n’est point d’improviser des savants... L'idée de faire de la tête d’un jeune homme de vingt ans, comme on se l’imagine aujourd’hui,une sorte de magasin encyclopédique est contre nature et propre à fausser ou à hébéter son intelligence. Jamais peut-être il y a eu moins de savants, moins d'hommes spéciaux que depuis qu’on a hérissé les programmes de nos écoles de tant de sciences accessoires. 7”?