LES MÊMES, PAQUERETTE, LE GENERAL, POURAILLE
DON ZÉPHYR. {Ils arrivent en bande.)
PAQUERETTE, cssoufflé, à Margcucy. — Mon vieux, triomphe sur toute la ligne !
MARGENCY, liiimble . — Messieurs, je dois...
LE GÉNÉRAL. — Le fait est que nous avons bien mené ça !
MARGENCY, humblc. — MessicuFS, je vous préviens.
PAQUERETTE. — Ezzauo faisait le fendant et voulait tout casser...
MARGENCY, terrifié. — Mon Dieu!
PAQUERETTE. — Mais, quaud il a su que tu étais l'auteur de l'article incriminé, il a retiré ses témoins.
MARGENCY, saisi. — Vrai?
LE GÉNÉRAL. — Un autrc aurait pu se contenter de ça; mais, comme il s'agissait de toi, pous nous sommes montrés inflexibles, et nous avons exigé une rencontre.
MARGENCY. — Malhcurcux I
PAQUERETTE. — Une rencoutrc, ou des excuses, avec inscription au procès- verbal.
ALVRGENCY. — Ils vculeut ma mort.
LE GÉNÉRAL. — Ezzauo a été d'un médiocre ! Il nous a dit : « Je ne tiens pas à me mesurer avec Margency, le premier escrimeur de Paris. » Il a cane... Il a choisi les excuses. On ne pouvait exiger plus.
PAQUERETTE. — Tant pis, c'est un joli duel de perdu. Voici le double du procès-verbal.
l88 MONSIEUR ET MADAME LIIOMME
MARGENCY, transfujuvé. — Messieurs, je vous remercie et je vous félicite pour la façon dont vous avez conduit cette affaire. L'honneur, le mien, du moins, est amplement satisfait. (APouraillelui tendant le papier:) Nous publierons ça demain. {Pouraille sort.)
DON ZÉPHYR, lui prenant la main. — 0 mon sauveur î
PAQUERETTE, liii Serrant la main. — Mon vieux, il n'y a pas à dire... tu es un rude lapin !
BLAViÈRE, lui serrant la main. — Recevez, mon cher ami, les meilleurs compliments d'un homme qui se connaît en courage... (Bas:) Dites donc... ce quevous m'avez racontétout à l'heure... c'était de la blague, hein ?
MARGENCY, raciieux. — Parbleu ! histoire de rire !