‹ M. ProsperChapitre 17 sur 76 · SG£N£ XI · texte numérisé non relu

SG£N£ XI

ÉYARiSTE, à part. Qu'est-çe qu'ils disent donc?... Je défendrai bien à Aménaïde de recevoir ce Prosper!

TROUSSEMOUCHE^ à Prosper. Maintenant que la farce est jonée^ rendez-moi mon habit... Sapristi! je commence à n'avoir pas chaud !

PROSPER^ ôtant tristement les Tètements de Troussemouche, et les lui ren-

aant. Ejécutons-nous.

TROussEMOUCHE. Merci, merci...! Ahl ça semble bon de rentrer dans ses effets! j[a Prosper.) Endossez vite un habit et partons.

PROSPER^ avec détresse. Mais VOUS n'avez donc pas compris?... Ma malle est partie, avec tous mes vêtements...

TROUSSEMOUCHE. Pas possiblc !... (a rit aux éclats.) Ah! ah! ah I la bonne charge!...

PR0SPER> furieux. Si VOUS riez ,. j*en)brasse voire femme!

TROUSSEMOUCHE. Embrasscz-la si vous voulez... je ne peux pas... ah! ah!... je ne peux pas m'empêcher de rire... Ah! ah! ah!...

PRCSPER^ il embrasse Aménaïde. Voilà ! (Elle lui serre la main avec chaleur.)

ÉYARiSTE^ à part. 11 me déplaît tout à fait... celui-là!

PROSPER, à part. Au fait, elle est charmante, et ce Troussemouche est un butor... Ça m'a fait un je ne sais quoi de Tembrasser...

TROUSSEMOUCHE. Yoyous... VOUS n'auriez pas un vieil habit oublié dans quelque coin? Cherchez bieni

PROSPER. Il regarde tout autour de lui, ses yeux se portent sur Évariste ; il parait frappé d'une idée subite. J'ai mon affaire ! (a Évariste.) Yoilà

un garçon qui me tirera de peine !

ÉVARISTE. Mais, monsieur, je tiens à ne pas me séparer de mon habit.

PROSPER, bas à Évariste. Mon cher monsieur, vous allez tout de suite vous exécuter, ou je dis à M. Trou^semouche la vérité, toute la vérité.

ÉVARISTE. Mais, monsieur, enfin...

TROUSSEMOUCHE. Voyons, mon garçon, rendez ce service à votre maître.

AMÉNAÏDE, avec une intention qu'il doit saisir. Mon mai*i a raison,

monsieur.

ÉVARISTE, à part. Elle! (A Aménaïde.) VoUS aUSSi!

PROSPER. Eh bien, /mon garçon?

ÉVARISTE. Il faut bien! (n 6te son habit, sont gilet et les passe à Prosper, qui s'en revêt aussitôt.)

PROSPER. Et maintenant que j'ai un habit, filons, (a part.) Décidément, je regrette moins le rapt du trombone, (a Évariste.) A ce soir, mon garçon; ne touchez à rien !

%i M. PR06PER.

TROCSSEMOUCHBy pcvnant set pistolelt. PartODs! (Us partent, évariite jette un re§;ard suppliant à Aménaide, qui lut répond par un regard de rtédaia et disparaît au braa de Proaper.)

ÉYARISTE, montrant le poing à Prosper qui a le dos tourné. Ob ! si j'étais lirnvi'y je hieiais cet hon)Ii:e-Iàj (il se laisse tomber sur une chaise.)

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