‹ M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au 19e siècleChapitre 14 sur 20 · LA CROIX · texte numérisé non relu

LA CROIX

celle croix sur laquelle les lionuues clouaient sou corps humain figurait géoaiélriqnenient celle rencontre suprême, cette plénitude, cette fusion qui apercevait Dieu le Père, satisfait dans sa justice, dans sa miséricorde, dans toute sa |)ersonne infinie, et se réconciliant avec l'univers en la personne de ce Fils qu'il faisait send>lant d'abandonner.

L'opposition absolue était réalisée : par elle se préparait l'harmonie absolue

Trois jours après, celui qui avait consommé sur la montagne l'harmonie du temps et de l'espace par ini sacrihce idéal et réel, ressuscita. Il alla s'asseoir à la droite du Père. C'est là que les élus le contempleront. I.^ foi aura fait place à la vision.

Le Cj'eclo sei*a remplacé par l'Kternel ylUeUiUi^ et du symbole (pie nous chantons en exil il ne lesh-ra que la dernière parole : Amen.

Nous verrons face à lace Dieu tel qu'il est.jNous verrons face à face l'Etre, le Principe, Celui qui Kst , Celui dont le nom est ineffable et ne s'écrit qu'en tremblant. Dieu le Père.

Nous verrons face à face Dieu le Fils, le Verbe, la distinction dans l'umlé, Celui en qui Dieu le l'ère contemple éternellement les exemplaires de tous les mondes créés et possibles, le Verbe par qui celui qui Est communique avec ceux qui ne sont pas, le Dieu fait homme, le Dieu fait enfant.

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