‹ M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au 19e siècleChapitre 3 sur 20 · NÉGATION DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

NÉGATION DE LA SOCIÉTÉ

calme et de la modération. Un homme qui tient la balance égale entre toutes clioses peut sembler à quelques - uns dominer toutes choses : on ne s'aperçoit pas toujours que l'impartialité entre la vérité et l'erreur est le plus radical de tous les non-sens.

La doctrine de M. Renan pourrait se caractériser ainsi : une apologie délicate et Jinement nuancée du néant.

La modération de M. Renan est inie précaution oratoire. Elle cache un profond mépris pour la faiblesse de ceux qui l'obligent à être modéré. Il a pour les préjugés une pitié douce ; mais ne vous fiez pas à sa douceur.

La traduction pratique et sociale de sa doctrine serait la destruction de tout ce qui existe. Car rien n'existe qu'en vertu d'une préférence accordée à l'Être sur le Néant.

Comme la religion, la société est une affirmation vivante de l'être, et. si Satan a les mêmes droits que Dieu, toutes deux sont également impossibles.

Après les négations de la religion et de la société, écoutons la négation de la science.

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