MAD. DE CERNAT ET LES DAMES
11 n'y en a pas de meillenr que le bul.
ROSELYN.
Jusqu'à un certain point... oui, IMesdames, vous aurez beau vous fâcher, me trouver absurde et ridicide... je suis la-dessus du dernier rigorisme... Il faut que je sache d'abord si le bal a lieu dans un salon*'
MAD. DE CERNAT.
Du tout... bien mieux que cela.... dans les jardins.
MAD. RATMOND.
Qui sont, dit-on, délicieux.
MAD. VERMONÏ.
Et illuminés avec une élégance !
ROSELYN.
Dans r.n jardin, c'est difFéreni... nous n'avons point h craindre les miasmes délétères que l'on respire dans les salons de Paris... c'est presqa'un bain d'air; et si j'étais bien sûr que l'on fut raisonnable^ je pourrais permettre...
TOUTES LES DAMES
Ah ! qu'il est aimable !
ROSELYN.
Mais surtout pas d'excès.... quatre ou cinq contredanses.... six^ tout au plus.
TOUTES LES DAMES
Ouï , docîe!u\
ROELYN.
Et que dans les entr'actes nous ayons bien soin de croiser nos cachemires.
TOUTES LES DAMES
Oui, docteur.... Allons nous habiller, et chercher nos schalls.
M. VERMOWT , les arrêtant.
Un instant j un instant.
f TOUTES LES DAMES.
Ah ! le docteur Ta dit; le docteur l'a dit.
M. VERMONT
Oui ; mais moi !
ROSELYN.
Nous les accompagnerons, et nous parlerons de l'emprunt, car, attendu que je pars demain.
LOLOTTE
Etpuis^ mon oncle, il y aura un souper magnifique... le colonel me Ta assuré.
M. VERMONT
Un souper! un souper !... croyez-vous que ça me détermine... Mais enfin , puisque tout le monde y va.
LOLOTTE et TOUTES LES DAMES.
Victoire !
CHœUR.
Air : Five un bal champêtre.
Le bal nous appelle :
Au plaisir fidèle , I ' Venez-y, ma belle ;
Jamais le bal N'a fait mal.
l.OLOrXE.
Moi j'aime la danse , Par goût , par gaîré.
Mad. DE CERHAY.
Moi , par complaisance.
Mad. VERMOWT.
Moi , porr ma santé.
TOUTES LES DAMES
Le bal nous appelle, etc. , etc.
( Toutes les dames sortent avec M. P^erniont; Madame de Liincuil reste at^ec lio^elyn, )