BERNARD
Que vois je ? M. Alfred de Murville !
BUPRÉ.
Ce n'est déjà plus M. Edouard.
EMMA, j foi gnant la surprise.
Juste ciel ! mon mari î
DUPRÉ
Son mari.
ALFRED
Lui-même,., et grâce au cîel^ je liens en mes mains lés preuves de la trahison... ( it Emma) On\, Madame, cette lettre que voiis avez cm remettre à Edouard suffira je pense^ pour vous confondre. {j^egarJant la lettre) Que vois-
\(il lit) (c à M. Alfred de 3Iurville...)) {étonné) Comment ! c'était à moi...
EMMA
Lisez ^ Monsieur, lisez haut 5 je tiens infiniment a être confondue!.
ALFRED, lisant Mpidement.
Que voîs-je? ô ciell ce portrait que j'ai surpris...
Celait à vous qu'il était destiné; Edouard s'était chargé de le peindre en secret; ce n'est que depuis votre départ que j'ai appris son indigne conduite et le vol qu'il m'avait fait.
ALFRED
Air de Céline.
Ce portrait?... que viens-je d'entendre, C'cfit un rival qui l'a tracé !
Maïs enfin ce regard si tendre Au peintre semblait adressé.
Pourquoi... répondez moi sans feindre, Cet air d'amour, ces yeux si doux ?
EMMA
Pardon... c'est qu'en me faisant peindre... Monsieur je ne pensais qu'à vous.
Eli bien! cela méritaiî-i! voire colère et surtout l'indigne épreuve que vous venez de faire.
ALFRED
Quoi I vous aviez devine'... malgré l'obscurité.
EMMA , souriant.
Puisq'ie j^ai dit... je vous aime... vous voyez-bien que je vous avais reconnu.
DUPRÉ
Ouf! me voilà bien soulage , au moins Fargent perdu - par Monsieur, rentretoutnaiurellement dans la communauté.
EMMA
Mon ami, plus de soupçons, plus de jalousie.
ALFRED ^ lui baisant la main.
Ah ! je vous le jure! la plus grande confiance... vous n'aviez que ce cousin-là, n'est-ce pas?
EMMA
Non^ mon ami...