‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 211 sur 233 · SCENE VIo · texte numérisé non relu

SCENE VIo

LES MÊMES, CHRISTINE, BIDULPH

DERBY , à Bidulph.

C'est encore vous. Monsieur!... qui peut vous ramener?

BIDULPH

Ah! Milord, qu'est-ce que je viens d'apprendre? Un homme comme vous I

DERBY

Qu'y a-t-il donc ?

BIDULPH

Ahî... ah !... abuser de ma confiance , des égards que la justice vous témoigne î

Comment?

BIDULPH

Nous savons tout. Vous avez reçu ici le jeune homme que nous poursuivons,

DERBY

Quoi! vous croyez?

BIDULPH

N'essayez pas de le nier. Nous avons une déposition

édite et bien circonstanciée que l'on vient de remettre à l'Aigle-d'Or.

CHRISTINE, â part.

Ahl mon Dieu! c'est ma lettre de tout à l'heure. (7za«/.) Mais, Monsieur...

BIDULPH

Silence, devant la justice ! ( à Derhy, ) Nous savons pourquoi vous lui avez donné asile : c'est sir Georges, votre neveu j mais on a suivi le coupable , on Fa reconnu, on l'a vu se réfugier chez vous.

EDITH, inquiète.

Et vous venez pour l'arrêter?

BIDULPH

Malbeureusement , il est trop tard. La même lettre nous apprend que vous l'avez fait évader; mais c'est vous, Milord, que je suis obligé d'aiTêler. Désolé de sévir... mais vous êtes mandé devant le scliérifF pour rendre compte de votre conduite.

EDITH , étourdiment.

Ab I que c'est beureux I ( à Derby, ) Vous voyez que M. Georges ne vous a pas trompé; c'est bien lui que l'on cbercbe.

DERBY

En effet, ce pauvre garçon que je soupçonnais... {à Bidulpli.) mais enfin, Monsieur, ce signalement que j'ai vu dans la gazette, et qui n'avait pas le moindre rapport avec mon neveu...

BIDULPH

Si vous n'avez que cela à dire pour votre justification, ça ne prouve rien... tous les jours j'arrête des gens qui ne ressemblent pas à leur signalement ; il faut du tact, et voilà tout.

DERBY, vipement.

Venez, Monsieur, courons cbez le scbériiF, je me rends sa caution; ma fortune, tout ce que je possède... CHRISTINE, bas â Edith, Ab ça î vous m'expliquerez au moins, Mademoiselle...

DERBY 5 s" arrêtant, Clirisline, stiivez-moi. ( il oja à Edith , Veruhrasse MIT le front,) Songe à notre secret.

CHRISTINE, le suivant j et à part.

Et elle aussi! je n'y conçois plus rien. ( ils sortent. ) {^Mdith est à droite^ rêveuse et émue } Georges paraît du côté opposé et suit son oncle des yeux. ) GEORGES, à part, A merveille! on emmène mon oncle, c'est tout ce que je demandais I le voilà prisonnier à son tour, et je suis libre. ( il s'avance, )

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