‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 35 sur 233 · FRÉDÉRIC, ANNA · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC, ANNA

AjvjvA , pleurant.

Bonté divine ! je savais bien qn'il nous arriverait malheur ! ah ! monsieur rofficier^ protégez-nous contre ce M. Gobzoom qui veut faire arrêter mon petit cousin.

FRÉDÉRIC

Ah! oui , parce que Péters s'est permis de se moquer du jugement de M. le b:dlli , Péters a tort... Il s''agissait je crois, d'un dépôt?

ANNA

Oui, monsieur rofHcier.... cent frédérios d'or. En partant pour l'armée, il y a huit ans, mon père déposa cette somme chez un habitant du village.... un très -honnête homme... a ce qu'on dit... mais par un excès de précaution, mon père crut devoir lui laisser ignorer le trésor qu'il lui confiait, il le cacha au fond d'un baril rempli d'olives.

A son retour... Freemann n'a plus retrouvé le baril?

ANNA

Pardonnez moi, il a retrouvé le baril, les olives, mats plus d'argent.

FRÉDÉRIC

Le dépositaire a nié l'existence de la somme ?

ANNA

Mon dieu^ oui...

FRÉDÉRIC

Et c'était Ta toute la fortune de votre père ?

AWNA.

Absolument.

FRÉDÉRIC

Mais puisqu'il a servi longtemps^ il doit avoir sa retraite et la pension.

al

ANNA

C est-a-dire... il n'en a que la moitié.

FRÉDÉiiic^ vii^ement.

Quoi! pas de pension? corbleii î si le roi le savait I

ANNA

C'est bien vrai , mais...

Air de Mademoiselle Lecomte,

Faudrait avoir Tcourage D'aller jusqu'à Berlin, Et là, sur son passage, Prendr' la parole en main.

Faudrait pouvoir l'instruire Que l'on manque à sa loi.

Mais qu'est-c' qu'ira lui dire f Ça n's'ra ni vous ni moi.

FRÉDÉRIC

Pourquoi pas?

ANNA

Comme vous vivez à la cour... vous craindriez de votis faire des ennemis, vous avez peut-être une bonne plade.

FRÉDÉRIC

Mais, oui.... elle n'est pas mauvaise.... {on entend du bruit.) Eh ! mais quel bruit?

ANNA , effrayée.

Ah , mon dieu! c^est ce vilain bailli...

FRÉDÉRIC

Ne craignez rien... je resîe là. {On ouifre,)

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