SCÈNE XII
Les Mêmes, GOBZOOM, suivi de plusieurs Paysans, PIRGH, qui entre et sort^ et {^ient parler bas au roi.
GOBZOOM.
C'est bien ; qu'on ne bouge pas, et qu'on ne laisse sortir
personne, {en entrant.) Ahl ali! nous venons d'en apprendre de belles! il paraît que M. Freemann élève son nevea dans de jolis principes... sans que ça paraisse.
ANNA
Monsieur le bailli...
GOBZOOM.
S'attaquer à un Gobzoom ! vous ne connaissez pas les Gobzoom... ma chère amie... famille nombreuse et respectable. Mon £,^rand père , Nicolas Gobzoom était l'aigle de la procédure; mon bisaïeul, Boniface Gobzoom était un César pour le criminel; et moi..
Aipl : Faut Voublier.
Sans m'en clouter, de la malice
Je fus toujours l'enfant gâté.
Il n'est pas de difficulté Que l'habitude n'applanissc.
J'ai tant d'esprit, sans m'en douter.
Lorsque je suis en exercice.
Que ceux qui viennent m'écouter.
Disent que je rends la justice
Sans m'en douter {bis.)
FRÉDÉRIC, à part.
Ail! bon Dieu! quel magistrat !
GOBZOOM.
Et un peiit valet d'auberge se moquera de nous impunément !
ANNA
Si vous écoutez de faux rapports...
GOBZOOM.
De faux rapports! il a dit que j'étais un imbécile... J'ai cent témoins qui me l'ont répété.
Oui, je l'ai entendu.
ANNA
Comment, monsieur!...
GOBZOOM.
Mademoiselle... n'influencez pas les témoins.... C'est qu'une jolie ligure vous retourne un procès. ( à Frédéric.) Ne craignez rien, bonliomme. {a part.) Drôle de figure... c'est quelque caporal du temps du roî Guîlianrjse ( haut ) Ah î voici le délinquant. {Au moment ou Von amené PéLers^ Frédéric sans être remarqué rentre dans la grange. )