SCÈNE II
Les Mêmes , LE MARQUIS.
LE MARQUIS , à part.
Quel tapage . . . quel cahos , bon Dieu! . . L'aimable société pour un des premiers potentats de l'Europe.
LE CZAR , bas à Lefort, C'est Châteauneufî {Haut ) Par ici, camarade.
FLIMANN, s"* avançant.
Encore un convive. ( Le marquis prend le tabouret de Fitmann.)
LE MARQUIS, s'asseyant.
Salut ^ camarades.
FLIMANN.
Eh bien ! il ne se gêne pas , celui-là. [Ju marquis.') Dites dofac, l'ami, c'est ma place.
LE MARQUIS, sans Se déranger.
Oui. . . c'est pour cela que je la prends.
FLIMANN .
Corbleu. . . je trouve bien extraordinaire, . .
LE MARQUIS
Hein!
FLIMANN , r envisageant et le reconnaissant, QuCe . . dans. . . une réunion. . . où l'on se présente. . . sans être invité. . . (à part,) Dieu me pardonne , c'est lui. . . c'est le Français de ce malin.
LEFORT
Qu'as-tu donc ^ te roilà tout troublé.
FLIMANN.
Rien . . . rien.
Air : ai vu le Parnasse des Dames.
De Maria , je le suppose , Il guette en ce lieu le retour...
Mais morblett nous verrons s'il ose , Devant moi lui parler d'amour !..
Faut ici du cœur et d' la tête...
Tâclions de n' pas être en défaut !
J' veux bien qu il assiste k la fête , Mais j' veux pas payer son écot.
LE CZAR, offrant un cigare au marquis.
Allons , camarade, armez-vous.
LE MARQUIS , après açoir fait une petite grimace. Volontiers. {A part,) Singulière manière d'entamer une négociation.
LE CZAR
Et toi , Flîmann , prends donc ta pipe.
FLIMANN , d'un ion glaciaL
J'ai fumé.
LE CZAR , au marquis.
Un verre de rhum.
LE MARQUIS
De tout mon cœur.
LE CZAR
Allons , Flimann , ton verre.
FLIMANN , du même ton,
J 'ai pas soif.
LE CZAR
J'allais te proposer la santé de Maria.
FLIMANN , de même.
Elle se porte bien et moi aussi.
LE CZAR
Tu as de l'humeur ?
FLIMANN , plus froid.
Moi ?... pas du tout ! Je suis venu ici pour m^amuser , et je m'amuse beaucoup.
LEFORT
On ne s'en douterait pas.
LE CZAR , « voix basse et présentant son verre,. Marquis 9 à la gloire de la France ! {Jls homnt,)