LE MARQUIS, LE CZAR , LE FORT
D'honneur , à tant de charmes , Qui s'offrent à nos yeux, Il faut rendre les armes , Et fléchir devant eux.
Il n'est point de coquette , Qui lui donne la loi ; Fille aussi joliette Serait digne d'un roi.
Le bourgmestre, 5
FLIMANTM , à Maria, . Et vous écoulez toiis èès complimens ; venez de ce côté mamz'elle.
{Il emmène loin du marquis.)
MARIA
On m'a dit que vous me cherchiez , je suis vile accourue . . .
flimann.
Vous ne pouviez pas venir plus mal à propos. MARIA , piquée.
Vous êles aimable.
FLIMANN.
J' suis. . . j' suis furieux .
MARIA, effrayée.
Est-qe que mon oncle n'est pas parti ?
FLIMAISN.
Parli, lui !. . il est à boire avec le père Brown.
MARIA
Tant mieux , il ne pensera pas à moi , et pourvu qu'il ne quitte pas sa table pendant la danse.
LE MARQUIS
Ahl il serait affreux qu'il privât la fêté de son plus bel ornement.
MARIA , fait la révérence et fixe le marquis. (^Avec surprise. ) Eh! tnais, c'est le jeune homme de tantôt... par quel hasard.''. .
FLIMANN.
Un hasard ! c'est bien un fait exprès ,' niantizelle
mais je ne vous perds pas de vue , vous ne danserez pas avec lui, ou je me fâche , et nous ne serons pas à la noce!...