‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 92 sur 233 · SCENE Xïî · texte numérisé non relu

SCENE Xïî

NICOLETTE, seule,

L'cponser! \ui î jamais ! ah, Urb-rin î faut-il avoir du mallieiu ! moi qui ce matin encore émit si geiitiilc.si alerte... à présent mev'là une vieille gan^an comme ma marraine! juste l'infirmité que je craignais le plus. Qjiand je pense à la figure que j'ai maintenant... ce grand nez... ce menton pointu... {regardant ses main.s)¥Ay c'est drcMe... mes mains sont encore pas trop mal.... mon bras est assez rondelet,., dire que ça s'attache à la figure, juste ce qui frappe le plus.... c'est que j'en ai pour le reste de mes jours. Mon dicu^ mon dieu^ qu'est-ce que je vas devenir ? qu'est-ce que je vais faire ?

Air d'Arislippe.

Qu'il est cruel d'être vieille à mon âge ,

D' changer ainsi du jour au lendemain ;

J'avais à pein' commencé le voyage,

Et j' suis déjà presqu'au bout du chemin 1

Dans chaqu' saison d' not' existence ,

Jeunes et vieux , chacun a ses plaisirs :

Moi. . . je n' suis plus dans l'âge d' l'espérance ;

Et je n'ai pas même de souveniis.

Je n'oserai plus me montrer à personne.... Qui est-ce qui vient là ?

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