ARMAND COLIN ET C", ÉDITEURS
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Pour la troisième fois de ce siècle, la France, il y a vingt-cinq ans, en était réduite à rejeter Tennemi hors de chez elle à force d'argent, dans l'impuissance où on l'avait vue d'y parvenir à force d'armées et de courage. Elle avait été précipitée sous cette nécessité en 1814, obligée de la subir de nouveau en 1815 : un destin funeste l'y replongeait à présent, et dans des conditions qui n'auraient pu être plus cruelles.
En 1814, en 1815, le vaincu n'était pas Napoléon tout seul. C'était bien le pays comme en 1871, le pays auteur ou agent d'un trouble immense en Europe et que le vainqueur entendait empêcher de redevenir l'un ou Tautre. Mais ce vainqueur ramenait pour cela un gouvernement précédent qui s'inspirait des mêmes principes que lui, qui était mû des mêmes passions, qui entendait se prémunir contre ce qu'ils regardaient comme un même danger les menaçant ensemble. Du moins ce gouvernement couvrait un peu le vaincu. Rétabli ou revenant pour régner sur celui-ci, il avait f- à le défendre. De la situation dans laquelle serait laissé "i^. ce vaincu dépendrait en effet pour beaucoup la sienne