‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 109 sur 128 · Saint- Vallier à M. Thiers, 13 mars · texte numérisé non relu

Saint- Vallier à M. Thiers, 13 mars

Et en effet M. de Saint- Vallier écrivait dans ces termes : a M, de Manteuffel me prie instamment de vous dire « qu'il veut répondre en ami sincère aux preuves <L d'amitié que vous lui donnez; il désire que vous a sachiez que Tacceptation de la substitution de'Verdun « à Belfort est regardée à Berlin comme un acte de « défiance de notre part; des précautions militaires « vexatoires seront prises et beaucoup de lenteur et (( d'ennuis nous attendent . Après votre acceptation « complète du premier projet le 11, M. de Bismarck ce avait offert cette substitution comme un gage de (L bonne foi, convaincu que nous y répondrions par un d témoignage de confiance en ne modifiant pas les ce premières conditions déjà admises par nous. Vous (( feriez un grand acte de politique en chargeant M. de « Gontaut de profiter de la présence du Roi ce soir « chez lui pour déclarer en votre nom à Sa Majesté « que malgré tous les intérêts qui vous portent à ce demander la substitution de Verdun à Belfort, malgré a le sentiment public français qui vous y pousse, vous ce voulez donner à l'Empereur d'Allemagne un témoice gnage éclatant de votre confiance dans sa parole en ce renonçant à la substitution et en maintenant Belfort ce comme gage. » Puis, à propos de la note écrite par le général, il ajoutait : ce II me demande au nom de « ses sentiments pour vous et de ses constants efforts ce pour le maintien de l'harmonie entre les deux pays ce de vous la transmettre. Il y attache trop de gravité ce pour que j'hésite à le faire. Il ajoute que dans sa ce conviction cette preuve de confiance amènerait le ce Roi à renoncer à l'occupation de Belfort au moment ce de révacuation des quatre départements * ». Mais il

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