Saint- Vallier au duc do Broglie, ibicl
Le Versailles nouveau à qui était échu si brusquement l'avantage de voir se terminer l'occupation allemande dans l'ignorance presque complète des précédents qui en avaient régi la durée, accordait cependant au comte de Saint-Vallier le prix qu'avaient valu ses services de plénipotentiaire et l'autorité que méritaient ses avis. Si M. Thiers eût encore été président de la République, le comte n'aurait pas eu besoin de demander pour le général de Manteuffel un témoignage public, au moment où allait cesser cette présence de l'ennemi dont le commandant en chef avait si constamment tâché de rendre le poids supportable et la continuité moins longue. Aussi étaitce aisément que le commi saire extraordinaire avait convaincu la nouvelle Présidence d'acquitter le soin dont à vrai dire elle héritait. Au moment où notre dernier payement s'effectuait, le Maréchal-Président adressait au général de Manteuffel une lettre digne, qui reconnaissait les attentions dont nos populations lui avaient été redevables. Celui-ci y répondit en s'en montrant touché, et le 8 au matin le premier détachement prenait la route d'Allemagne. Le dernier quittait Verdun le 13, escortant le général. Le 16 à la première heure, six jours avant l'expiration des quinze que lui donnait le traité, le général sortait de France avec le reste des troupes de l'occupation. A la frontière au delà de Jarny-Gonflans, il trouva flottant le drapeau français, le salua de l'épée, et le moment d'après il n'y eut plus de soldats ennemis sur ce sol qui les avait subis trois années. A Paris, le Journal Officiel put imprimer en première colonne cette dépêche du gouvernement :
Versailles, 16 septembre, ce Conflans-et-Jarny, dernière localité occupée, a été évacuée ce matin à sept heures. A neuf heures les troupes allemandes ont franchi la frontière. Le territoire est libéré ».
« Le territoire est libéré » : comme c'était court à écrire et que c'était vite lu; comme c'avait été long à venir, rempli de traverses, fait de sagesse douloureuse, d'art patient et de dévouement! Le cours des choses politiques se joue des sentiments; il donnait à d'autres que celui à qui c'était dû, et il leur donnait sous ses yeux, la joie de l'annoncer au pays. M. Thiers avait dit un jour que le juge vrai des hommes publics c'est le temps; quel prix rare eurent ses services durant les vingt-huit mois du consulat tourmenté que fut son pouvoir, le temps le sait à partir de maintenant. Dans le moment même, Tennemi en portait témoignage autant que la grande majorité des Français : l'Empereur Guillaume dans ses conversations ou ses confidences, M. de Bismarck même, M. de Manteufîel à chaque occasion qu'il en avait trouvée. Une année plus tard encore, quand ce passé d'anxiété patriotique était déjà effacé des souvenirs, il restait gravé dans celui du général. L'anniversaire de naissance fêté par lui avec effusion à Nancy lui rappelant les instants où l'emprisonnement de la France avait été terminé enfin, si en avant des dates prévues, il écrivait au Président dans la vie privée :
a Excellence, (( Je prie Votre Excellence de bien vouloir agréer mes félicitations les plus sincères pour son jour de naissance. Je ne peux pas le célébrer après-demain
avec des compatriotes à vous, mais je n'oublierai jamais avec quelle respectueuse reconnaissance et avec quel épanchement de cœur les Français que j'avais réunis à ma table Tannée passée au 15 avril, ont bu à la santé du grand citoyen que je leur proposais. Quelques semaines plus tard un vote privait la France de la main ferme et de l'esprit profond dont elle avait tant besoin. C'est une fois de plus que j'ai vu que l'opinion de la nation est rarement représentée à la longue par une assemblée, et cependant notre siècle jure au parlementarisme. Depuis l'année 1789 nous sommes encore aux expériences... Mais où vais-je? Je veux dire à Votre Excellence que je boirai aprèsdemain avec L. Ranke et avec mon cousin l'ancien ministre ManteufTel à sa santé; ce sont deux anciennes connaissances à vous et ils m'ont promis de dîner le 15 chez moi ; je veux de plus vous dire, que si vous célébrez celte année ce jour avec la conscience d'avoir délivré votre pays de l'occupation étrangère — car d'après le premier traité nous y serions encore et l'on commencerait dans ce printemps seulement le payement des derniers trois milliards — moi je le fêterai avec des sentiments de profonde reconnaissance pour tous les égards que vous avez bien voulu avoir pour moi, et d'une admiration véritable pour vos grandes qualités. J'ai le droit d'en parler, car j'ai vu la France au commencement de l'occupation et je l'ai vue à sa fin. La comparaison dit tout.
ce Je prie Votre Excellence d'agréer les assurances de ma plus haute considération et de mon respect.
ce E. Manteuffel ».
ce Naumburg, ce 13 avril 1874. »
Après ce qui vient d'être retracé, quelque chose reste encore à savoir. Notre ambassadeur à Berlin ne s'efforça pas de le découvrir, et les documents français ne l'apprennent point, du moins ceux qui jusqu'à ce moment-ci sont connus. Peut-être, il est vrai, se serait-on inutilement demandé, en 1872, pourquoi les rapports favorables que lios premières négociations semblaient avoir établis entre le vainqueur et nous, se changèrent subitement en défiances incurables, presque en inimitié de sa part. A cette heurelà c'était un fait à subir, mais les motifs en demeuraient cachés. Assurément l'explication n'en résidait pas toute en ce que la France réorganisait son armée à l'allemande. Seulement, les autres raisons ne pouvaient s'en trouver qu'en Allemagne, et elles devaient être des raisons intimes. Aujourd'hui, loin du moment, on voudrait apprendre par qui et dans quelles vues véritables fut produit ce mouvement, piourquoi furent jetés dans l'esprit de l'Empereur Guillaume et dans celui de sa cour la persuasion d'abord que nous nous disposions à recommencer la guerre, puis, à l'exception paraît-il de M. de Bismarck, tout ce que Fantagonisme passionné des adversaires du gouvernement présidentiel à Versailles leur dictait contre l'existence ou la durée de ce gouvernement. La faculté que nous avait réservée le traité de paix, de chasser l'occupation moyennant des garanties financières, nous fut dès lors interdite, et jusqu'à la fin cela ne cessa plus. Les révélations allemandes diront peut-être quelque jour la cause vraie de ce changement; si elles en laissent discerner la provenance et le but, il faudra les recueillir.
Plus curieusement encore aura-t-on à chercher dans
ces révélations ultérieures où, par qui, pourquoi furent inspirées à l'ambassadeur d'Allemagne à Paris les informations par lui transmises et le conseil réitéré, qui en fut la conséquence de sa part, non seulement d'appuyer, mais même d'effectuer la restauration napoléonienne, au mépris du gouvernement près duquel il était accrédité. Ce n'est pas tout. Il n'appartint sans doute point au comte d'Arnim tout seul de contraindre M. Thiers à accepter les mauvaises conditions du traité du 29 juin 1872; toutefois, s'il était besoin de quelqu'un pour qu'elles fussent écrites il fut ce quelqu'un-là, et l'on n'a guère pu douter qu'il ne l'ait pas été par le fait d'un plan préconçu; on vient de voir comme il tâcha en outre que les mêmes conditions détestables continuassent dans le traité définitif. Les mobiles qui le firent agir ainsi dès le premier moment restent une inconnue à dégager ; mise à lui elle éclairerait peutêtre utilement le jeu des partis à l'époque de ces tristes jours.
La génération française qui arriva à la vie publique en 1830, avait conçu pour son pays toutes les destinées auxquelles semblait l'appeler le mouvement d'idées de 1789. Son espérance était que rentré dans la vie normale il reprendrait, sous un gouvernement par lui formé ou en se gouvernant lui-même, la suite de ses grandes traditions, et qu'aux regards de l'Europe il ouvrirait pour les générations suivantes un champ plus fécondé. La culture d'esprit, la chaleur d'âme, le talent déployés sous l'inspiration qui anima ainsi cette génération héritière de la Révolution Française, feront l'honneur de notre siècle. Jeune elle avait eu le malheur de voir la présence de l'ennemi et elle en gar-
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dait une affliction profonde ; elle n'eût jamais cru qu'humiliation pareille se reproduirait pour elle. Pourtant, au déclin de son existence, les faits la précipitaient de nouveau dans ce sort malheureux, et c'est l'un de ses survivants que la France, plus brisée de défaites qu'elle ne se souvenait de l'avoir jamais été, appelait pour la relever et lui redonner l'être. Non le moindre entre ses contemporains, celui peut-être en qui l'esprit français de son temps était le mieux empreint, il avait compté parmi ceux que leurs facultés, leur plume, leuf parole, leur charme propre placent au premier rang; dans la tâche douloureusement patriotique jetée sur ses dernières années, il se fit voir encore au-dessus de ses rôles précédents. Il laisse à l'histoire un de ces noms rares, une autre de ces figures révérées sous lesquels a pu être écrite, en toute sûreté qu'on ne la verra jamais contredire, la belle devise à lui décernée par l'Assemblée nationale, d'avoir ce bien mérité de la patrie ».
Ambassade d'Allemagne (1'). Mauvaises conditions dans lesquelles elle pouvait s'informer, page 89 ; — quel titulaire il y aurait fallu, 90; — effet de ses communications, 131, 178, 231; — rôle qu'elle s'était fait, contrairement à celui du quartier général, 279, 336; — par Saint- Vallier, 168-70.
Armements (nos) inquiètent le roi Guillaume, 126-27; — expliqués par Thiers, pages 101-103, 163.
Amim (le comte d') chargé d'affaires en France, page 42; — part de Gastein pour s'y rendre, 48 ; — emporte des instructions dites « conciliantes >, 59; — investi de la confiance particulière du chancelier, 62 ; — sa mission préparée par la presse allemande, 63 ; — impropre à l'entente dès la première négociation, 64, 65; — appelé à Berlin pour la terminer avec Pouyer-Quertier, 65; — conclut avec Rémusat le traité postal de l'Alsace-Lorraine , 66; — présente ses lettres de créance d'ambassadeur, 86 ; — ce qu'on pouvait espérer de lui; pourquoi il était envoyé; comment il se montra; ses lamentations, 87-90; — sa jalousie des informations de Manteuffel, 9\ ; — pourquoi les siennes étaient différentes, 90-92 ; — il tend à la restauration napoléonienne, 92, 93; — premier rapport du 22 janvier contre M. Thiers et contre la France de ce moment, 93, 105; — relevé par Bismarck à propos de la Gazette de la Croix, 107; — erreur du chancelier en le chargeant de contre-balancer Manteuffel, 108; — mesures prises à cette occasion par ce dernier et par Saint-Vallier, 108; — opinion exprimée sur lui par Manteuffel, 125; — indiqué par M. Thiers à Gontaut pour s'abou-
cher avec lui, 137-142; — passe au second plan dans les nouvelles instructions du Président, 151-153; — pourquoi sans doute il recherchait Gontaut, 156; — premier entretien avec ce dernier, 160; — second entretien, et dans quelle vue probable, 175, 176; — dispositions par lui rapportées de Berlin à Tambassade, 178-181 ; — propos tenus à Saint- Vallier dans deux conversations successives, 181-183; — les révélations de son procès ; ses dénigrements du gouvernement français ; conseille à sa cour d'effectuer la restauration napoléonienne, 184-186; — à Tinverse des idées qui dirigeaient Manteuffcl quant aux procédés envers la France, 188; — a probablement donné les renseignements dont Moltke argue pour prescrire à Manteuffel des précautions militaires, 192; — a demandé audience à M. Thiers et entendu les propositions de ce dernier, 193; — confiance inspirée par lui, 196, 197 ; — sa manière d'être avec M. Thiers qui en est dupe, 200-202; — entre probablement par ordre en négociations à Versailles, 214; — élrange article contre la France dans la Gazette de Cyologne, 216-217; — quand avait-il envoyé à Berlin les propositions de M. Thiers, 217; — se dérobe au sujet de la diminution du corps occupant, 238 ; — bruit de sa démission, mis en circulation par lui-même et dans quels termes désobligeants pour la France, 284, 286; — abandonné par Bismarck, qui le juge au-dessous de sa situation, 286, 287; — a reçu l'ordre de faire avec la comtesse une visite jusqu'alors différée au quartier général, 287; — ses conversations dans celtte visite, 293-296; — désavoué par Bismarck auprès de Manteuffel et sommé de s'expliquer, 298-299; — fortement repris et commandé par Balan, 303- 305r; — attitude prise alors à Versailles, 308; — rapports singuliers, qu'il adresse successivement à Berlin, 308, 309; — autre rapport critiquant l'opinion de M. Thiers sur la nécessité de deux chambres, 326 ; — autre encore contre la société de Paris et pour persuader sa cour que toute la France ne vise qu'à la guerre, 327 ; — a transmis à Berlin tout autre chose que le plan de libération dont Thiers l'a entretenu, 328, 331-333; — nouveau rapport présentant un plan à lui, sous les mêmes inspirations d'inimitié que l'année précédente, 339, 3iO; — dit de « bonne humeur » par Rcmusat, abuse pourtant Versailles, impatiente Bis-
marck, 348-51; — a reçu de Berlin le projet de traité pour le soumettre à Thiers et n'en a pas encore parlé à ce dernier cinq jours après, 349; — emportement de Bismarck à son sujet, 349-51; — reçoit Tordre de remettre à Thiers sans délai le projet de traité, 358; — embarrasse le Président d'ambiguïtés à défaut de ses « doubles fonds » précédents, 359, 360; — empêché par Bismarck de mettre sa signature au traité, 367 ; — jugé de même ne pas devoir être chargé d'entretenir Versailles de la question de délimiter les diocèses en Alsace-Lorraine, 389-90; — au premier rang des adversaires de Bismarck dans les attaques dirigées de nouveau contre ce dernier, 412.
Balan^ (de), ministre des affaires étrangères, répond à Manteuffel au sujet de la Gazette de la Croix, page 297; — sa dépêche du 23 novembre àArnim, 302-305.
Baraquement des troupes allemandes, pourquoi nécessaire, son exécution, pages 223, 2'*2-244.
Belfort, Thiers fait cesser les travaux de fortification qu'y faisaient les troupes allemandes, page 220; — intention de l'Allemagne de le tenir en garde jusqu'au dernier payement, 341 ; — vives représentations de Saint-Vallier à Manteuffel à ce sujet et affirmation de ce dernier que la place sera très certainement rendue, 342; — opinion exprimée à ce sujet par Rémusat, 343; — explications de Bismarck, 343- 45, 350; — nouvelle affirmation de Manteuffel, 352; — oublié à Versailles dans les négociations avec Bismarcjc, 355; — échangé contre Verdun comme dernier gage de la rançon, 359-60.
Bismarck (le prince de). Difficulté pour nous de le juger avec irérité, pages 6, 7; — voit Manteuffel de mauvais œil, 34, 45, 65; — langage tenii à Gabriac, 43, 44; — fait désavouer la négociation de Manteuffel avec Pouyer-Quertier, 43, 47; — comment excusé par l'Empereur Guillaume, 59; — substitue envers la France la politique d'intérêt à la politique de déférence, 60; — dicte les négociations douanière et postale concernant l'Alsace-Lorraine, 63-66; — irrité de la mansuétude de Manteuffel, 74, 76; — sa violente dépêche du 29 novembre, 77, 78 ; — intentions qui la lui avaient peut-être dictée, 79; — raisons des conditions imposées par lui, 81, 82.
Il se réconcilie avec ManteufTel, 95 ; — pourquoi il Tinterroge minutieusement sur la situation en France, 106-HO; indécision où l'on est pour le juger, 111 ; — nous avait voués à Fanimosité politique du comte d'Arnim, 131 ; — étonné de ne pas voir venir de propositions de Versailles, 137-139; — télégrammes à ManteufTel au sujet des explications] de Saint- Vallier sur nos armements, 169; — pourquoi Ton croyait alors qu'il agissait de ruse, 170-173; — s'enferme à Varzin, 173; — répond privément à Arnim au sujet du maréchal Bazaine et officiellement au sujet d'une restauration napoléonienne, 180, 187; — opposé au parti militaire qui pèse sur le souverain, 203, 204 ; — comment sans doute il a décidé ce dernier aux négociations, 205 ; — apprécié par Saint- Vallier, 211, 213; — ce qu'il faudrait savoir de son rôle dans la convention de 1872, 222-229 ; — a changé l'atmosphère politique de Berlin, 282; — écrit à ManteufTel, qui a transmis copie d'une lettre de Thiers, 294 ; — répond, à propos des conversations d'Arnim à Nancy, que le roi et lui approuvent la « politique amicale » à l'égard de Thiers et de son gouvernement, 297-98 ; — demande des explications à Arnim sur ses conversations avec Saint-Vallier, 299-300; — réitère à ManteufTel que l'opinion du roi et la sienne sont favorables au Président et à son gouvernement, les fait prescrire par Balan, à Arnim comme ligne de conduite et les confirme pour le public dans un article de la Gazette de V Allemagne du Nord, 303-305; — véritable sens de ses dépêches du 20 décembre 1872 et du 2 février 1873 à Arnim, au sujet de la République en France et de la manière d'être des Français à l'égard des Allemands, 309-312.
A chargé Arnim de questionner Thiers, et questionne ManteufTel quant à l'opportunité de faire refluer sur les deux derniers départements occupés les troupes qui évacueraient les deux autres, 319-321 ; — pourquoi il se montre pressé d'aboutir à un traité d'évacuation déflnif, 323, 325; — est frappé des raisons défavorables de ManteufTel et espère des propositions de Versailles, 325 ; — reprend Arnim a cause des critiques émises par celui-ci contre Thiers sur la nécessité de deux Chambres, 326-27; — surpris de la différence des informations reçues de Nancy d'avec celles de l'ambassadeur^ 331 ; — lettre à ManteufTel révélant la fausse interprétation ^
transmise par Arnim, des vues de Thiers pour la libération, 331-333; — télégramme au même acceptant les propositions de Thiers sous réserve de garder Belfort jusqu'au dernier payement et disant en avoir avisé Arnim, 341 : — écrit à Manteuffel de prendre ses précautions en raison de la maladie de Thiers, 3i5. — S'emporte en impatience contre Versailles, informant Manteuffel, pour en avertir Saint- Vallier, des fausses informations envoyées par Arnim, 349-51 ; — témoigne sa gratitude à Manteuffel et à Thiers à raison de l'acceptation du traité par le Président, et fait tenir par la Gazette de V Allemagne du Nord et par l'Empereur à l'ouverture du Reichstagun langage conforme, 356-57 ; — offre d'accepter Verdun en place de Belfort si Thiers le désire, 358; — a complètement pris la mesure d'Arnim, envoie à Manteuffel la copie des rapports de ce dernier, et, pour l'empêcher de signer le traité, le signera personnellement avec Gontaut, 365-67.
Explication qu'il fait donner au public au sujet du traité, et jugement récemment émis sur Manteuffel, 373-74; — témoignage flatteur qu'il avait cependant donné au général, 375; — télégramme suivant, qui renouvelle ce témoignage et en ajoute avec abondance un pour Saint- Vallier, 381-82:
— veut éviter l'intermédiaire d'Arnim et fait aborder Saint- Vallier par Manteuffel en vue de démarches à ouvrir à Rome pour la délimitation des diocèses, 390; — disposé après le 24 mai, comme il l'avait été avant, à la non-occupation de Verdun, 401 ; — relève Arnim à cause de propos autorisés par ce dernier sur la prétendue indifférence du gouvernement allemand quant au maintien des pouvoirs de Thiers, 403;
— préoccupé à l'endroit du nouveau gouvernement de Versailles ; ce qu'il regrettait peut-être dans la retraite de Thiers; sa situation à Berlin d'après Manteuffel ; appréciations exprimées à ce dernier, 413-414; — de plus en plus irrité contre le clergé catholique, 413-415; — souhaite pourtant la proximité de l'évacuation et pourquoi, 415; — unique condition qu'il y met, quoique impatient des c vétilles > sur lesquelles on discute, 461.
Bleichrôder, mauvaises raisons données à Gontaut pour expliquer le rejet des deux premières propositions de Versailles, page 223.
Blondeau (rintendant), adjoint à M. de Saint- Vallier pour la comptabilité militaire, page 17; — éloge que Saint- Vallier fait de lui, 30; — en dissidence aiguë avec le général de Stosch sur le comptage des frais d'entretien de Toccupation pendant l'absence de Manteuffel, 68, 72.
Broglie (duc de) informe Saint- Vallier que Gontaut a trouvé un refus quant à la question de la non-occupation de Verdun, pages 401, 403 ; — répond au même sur celle de la délimitation des diocèses, 40 i; — id. très dignement au sujet de l'invitation faite à Tliiers par la municipalité de Nancy, 406-407.
Casernement des troupes allemandes; difficultés qu'il avait soulevées, pages 235-, 242-244, 267.
Commission mixte de Strasbourg (la), ses lenteurs, son € étroitesse > et ses c vétilles > d'après Bismarck, page 416; — avis que ses opérations sont terminées, 417.
Comptage des versements, page 22 ; — pourquoi il était retardé, 23; — résistance de Thiers aux prétentions allemandes à ce sujet, 57. — Difficultés nées entre l'intendant Blondeau et l'intérimaire de Manteuffel, 68, 72.
Convention du 29 juin; sa négociation annoncée par Rémusat à Saint- Vallier, page 214; — ses données étroites, 2i5 ; — ses dispositions, 218-220; — effet qu'elle produit, avantages qui en résultaient pourtant, 220; — circonstances qui y président, 222-225; — vives plaintes qu'elle soulève dans les départements non libérés. 235, 236; — peu de cas qu'en exprime Thiers à Saint-Vallier, 241.
Cour (la) de Berlin tient la France pour le foyer de la pire révolution, page 105; — envahie par les hostilités qui existent contre Thiers à Versailles, 131 ; — pourtant éloignée d'une restauration napoléonienne, 98.
Diocèses (délimitation des) en Alsace -Lorraine ; son urgence; Bismarck ne veut pas y employer Arnim; il charge Manteuffel de faire aborder la question par Saint-Vallier, pages 389-91.
Gabriac (comte de), chargé d'affaires à Berlin, page 8; — transmet à Versailles le désaveu de Manteuffel par M. de Bismarck, 42; — son audience chez le chancelier, ibid. et
62; — facilite la réception de Pouyer-Quertier â Berlin, 65; — fait sentir la dignité d'une protestation française, 79.
Gambetta. Craintes que sa personne soulève à Berlin, pages 96,132; — le Gambetta républicain ou le Gambetta de Tours, 132, 133; — après la Ferté-sous-Jouarre, 2i6; — la peur qu'il faisait à Berlin, 276-278; — Thiers à son sujet, 280, 281, 292; — de même M. de Rémusat, 289, 290; — les fautes de rélection Barodet, 388.
Gazette de la Croix (le journal La), pages 107, 294-295, 297.
Gazette de l'Allemagne du Nord (laj,304, 305, 315, 358.
Gontaut (vicomte de), ambassadeur de France, présente ses lettres de créance, page 86; — ne voit pas le changement survenu à notre égard à Berlin, 125, 126; — ce qu'il mande à Thiers sur ce sujet, 127; — avisé de parler de négociations pour les 3 milliards, 137;. — qualités, situation à la cour, souvenir à garder de son ambassade, utilité plus grande dont un autre aurait été à sa place, 142-144; — comment il s'acquitte de sa mission, 144, 145, 155, 156; — avait il position pour y voir clair? 154; — pourquoi recherché par Arnim, 156, 157; — instructions émues reçues de Thiers, 161-166; — ne quitte plus Arnim, 174; — paroles entendues d'Oddo Russel et d'autres sur la France, 180; — fait enfin connaître les désaccords régnant à Berlin à notre sujet, 203, 204; — conversation avec de Thiele, 206, 207; — explications reçues de Bleichrôder, 207; — fait connaître qu'on répand de Berlin dans l'armée l'idée que nous rouvrirons la guerre, 230; — assurances à lui données lors de la réunion des trois Empereurs, 255, 256 ; — mis de nouveau aux écoutes à Berlin, et recherché en même temps par Bismarck, 322; — avise Versailles du désir de négocier ressenti par le chancelier, 325; — a reçu de Thiers un projet de traité qu'on l'avisera de modifier suivant le besoin, 354 ; — s'était ainsi trouvé prêt pour tous les détails, 353, 358; — croyait que Thiers s'en tiendrait à Belfort au lieu de Verdun, 362; — excellents rapports avec Bismarck; une de ses réceptions honorée de la présence du roi; a reçu le mandat de signer le traité; Bismarck entend le signer avec lui pour que ce ne soit pas Arnim, 366; — avisé tardivement de l'acceptation de Verdun au lieu de Belfort, mais signe le 15 au matin avec Bismarck, 367; — averti après le 24 mai
d'entretenir Bismarck des négociations relatives à la nouvelle occupation de Verdun, 399, 400.
Gortshakow (le prince), pages 105, 175,246,258, 278, 338.
Guillaume^frEmpereur). Déférence envers Thiers, page 25; — prescrit Tévacualion de la Normandie sur sa seule foi dans nos versements, 25, 28; — paroles d'approbation pour Manteuflel, 46, 47; — sa volonté changeante, 47; — lettre par laquelle il réconforte ce dernier et excuse Bismarck, 58, 59; — sait gré à Thiers d'avoir proposé des mesures communes contre l'Internationale et s'étonne que le prince Gortshakow s'y soit refusé, i05; — changement d'idées et de dispositions envers la France, 125. 126; — irrité de nos armements prétendus et d'un discours de Thiers, 127; — envisageait-il pour lui un rôle analogue à celui d'Alexandre r-'-en 1814-1815, 132; — plein d'irritation et de défiances envers la France, 155; — sanctionne l'accord intervenu entre Saint- Vallier et Manteuflel pour la répartition des troupes, 2 il, 242; — exprime une grande estime pour Thiers. 330 ; — assiste à une soirée chez l'ambassadeur de France, 306; — avait l'idée d'abréger l'occupation de Verdun en appelant Manteuffel et ses troupes à l'inauguration du monument commémoratif des victoires de son règne, 402; — souhaite avec son fils la fin de l'occupation; tous deux seraient opposés à la guerre, même contre l'avis de Bismarck, 415.
Journaux (les), pages 47, 48, 53, 77, 100, 109, 160, 210, 226, 231, 236, 2ii, 266, 272, 273, 298, 373.
Le Flô (le général), notre ambassadeur à Pétersbourg, dit sur la situation de la France un mot qui est transmis à Berlin, page 175.
LibéraUon du territoire; diflërence entre 1814-1815 et 1871 : pages V, VI, X, xi; — où et par qui les négociations furent étudiées et conduites, xv; — celle des quatre départements parisiens est acquise par le seul fait de nos payements, 57, 61; — idée, rapportée de Gastein par Manteuffel, que des propositions d'évacuation totale en échange de garanties financières pourraient bientôt être faites utilement, 70; — point acquis, à tout prendre, 83; — satisfaction publique
qu'elle procure, 369-70 ; — démarches qu'elle inspire envers Manteuffel aux représentants du gouvernement, 370-71; — pensée venue à Thiers de la rendre complète par la nonoccupation de Verdun, 387 ; — officiellement annoncée par d'autres que celui à qui elle était due, 419.
Manteuffel (général baron de), ses antécédents, sa nature, pages 3, 6, 7, 8; — il se présente à Thiers et en est captivé, 12, 13; — le prouve tout d'abord en transportant son quartier général à Compiègne 15; — attachement par lui voué à Saint- Vallier, 15-17; — premières questions qui l'occupent, 17; — jugé par Thiers, 24, 25; — son bon vouloir, 23, 24, 25; — sa nature, ses c crayon », 26; — pénétré des attentions de Thiers et d'admiration pour lui, 31 ; — lettre qu'il lui écrit, 32; — M. de Bismarck mal disposé pour lui, 34; — empressé pour les réclamations ou les demandes de Saint-Vallier, 35 ; — se prête même à une convention dépassant ses pouvoirs, 37, 38 ; — espère en vain maîtriser l'incident qui s'ensuit, 41, 42; — objet des attaques de la presse allemande, 45; — compte s'appuyer de l'Empereur, 46; — approuvé par le souverain, mais en redoute la volonté changeante, 47; — noble lettre à Thiers en suite de ce qui vient de se passer, 50-52; — pourquoi il s'était dit c Français par le cœur », 52, 53; — nous conseille de multiplier les versements, 56-57; — son elîusion à l'annonce que nous avons payé et acquis ainsi l'évacuation du rayon de Paris, 57; — accueil fait en présence de ses généraux au vote qui a institué Thiers président de la République, 58; — lettre par laquelle son souverain le console, 58, 59; — regrette que celui-ci ne rende pas la France son obligée, 60; — attribue à Saint-Vallier la libération accomplie, 61.
Il rapporte de Gastein des dispositions encore plus favorables, 69-71; — fait connaître à l'Empereur tout ce que Thiers lui a dit à Versailles, 70; — inquiet de savoir Bismarck saisi de la dissidence Stosch-Blondeau, 72; — insiste pour que Thiers réclame de la traiter avec lui, 78 ; — trouvé à Berlin trop conciliant et menacé par suite dans sa situation, 76, 83; — écrit à Thiers qu'il persistera néanmoins, 77^ — comment il envisage les acquittements survenus à Melun et à Paris, 78; — ses impressions devant la circulaire
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de Bismarck du 20 novembre, 79-80; — fait dire à Thiers qu'il ouvrira les yeux à son souverain, 80, Si ; — nouveaux conseils qu'il nous donne, 82; — reste convaincu que nous pourrons faire agréer les garanties financières, id. ; — différence de ses informations et de celles envoyées par le comte d'Arnim, 94; — accueil qu'il reçoit du roi à Berlin; réconciliation de Bismarck avec lui; preuves qu'il rapporte de sa situation reconquise, 95; — fait informer Thiers par Saint-Vallier que son souverain est un peu inquiet de nos dépenses militaires, mais qu'il reste disposé à évacuer le territoire moyennant des garanties financières, 96, 97; — affirme que son gouvernement est éloigné d'une restauration napoléonienne, 98; — remercie Thiers et a transmis ses explications, lOi; — questionné par Bismarck, qui s'est réconcilié avec lui, 95, 106; — se précautionne contre les menées du comte d'Arnim, 108; — réponses aux interrogations du chancelier, 112; — auteur de nos allégements précédents et empressé à en faciliter de nouveaux, 114; — envoie au roi, à Bismarck et au comte de Moltke simultanément copie de la lettre de Thiers du 4 mars, 117; — a lieu de juger très bonne sa situation personnelle, 122, 123;— voudrait nous savoir en démarches à Berlin, 123; — pense qu'il faut essentiellement nous adresser à Bismarck en personne et conseille comme urgent de lui faire demander avec quelle persona grata il veut négocier, 124, 125; — se refuse à cause de nous à présider l'inauguration de l'Université de Strasbourg, 132; — pourquoi avait été si minutieusement interrogé par le chancelier, loi; — toast par lui porté à Thiers, 465, 166; — conférence avec Saint-Vallier pour obvier auprès de Bismarck à la fausse manœuvre de Gontaut, 166-169; — refroidi par l'opinion de son armée, 237, — est obligé de décliner l'invitation de venir voir Thiers à Versailles, 238, 239; — lira à son souverain la lettre de Thiers du 15 juillet; — écrit au Président pour prendre congé en parlant, au retour pour le saluer, 254.
Ce qu'il relate à Saint-Vallier des dispositions montrées pour la France dans la visite des Empereurs à Berlin, 257-258 ; — au môme relativement à nos envois de troupes dans la Marne et dans l'est, 268 ; — son émotion à la suite -^ d'une apréciation de Thiers, 270; — nouvelles assurances
à Saint-Vallier, en raison d'asserlioîis mensongères du journal le Monde ^ 275, 276; — entretenu à Berlin par le roi et par le prince héritier, 282; — surpris des conversations d'Arnim à Nancy, 293-94 ; — détourné par ce dernier de se plaindre d'un article de la Gazette de la Croix contre Thiers, il déclare à Saint-Vallicr qu'il le fera quand même, 295; — sur la réponse encourageante reçue du ministre Balan, fait connaître à Bismarck les propos d'Arnim, 296, 297; — à Saint- Vallier en faveur de Thiers dans la crise gouvernementale de Versailles, 307 ; — en réponse aux souhaits de Noël du Président, lui signale les services rendus par Saint-Vallier et son désir à lui que Toccupation cesse, 313- 314; — répond à Bismarck sur la possibilité de concentrer les troupes de l'occupation, lors de l'évacuation prochaine de deux départements, 321; — fait c conjurer » Thiers de trouver le moyen d'éviler cette extrémité, 321, 322; — propose de mettre Thiers à l'abri des t infidélités » d'Arnim, 338; — affirme plusieurs fois qu'en retenant Bolfort jusqu'au dernier payement, son gouvernement a la formelle intention de le rendre, 342-45, 352; — fait conseiller à Thiers par Saint-Vallier de s'en tenir à Belfort par condescendance pour l'Empereur et remet une note à l'appui, 362-65.
Satisfait d'avoir contribué à avancer l'heure de la libération, 370-71 ; — adresse un ordre du jour à ses chefs de corps pour leur recommander la réserve et la prudence devant la surexcitation à attendre de la proximité de l'évacuation, 372 ; — punit le commandant de place de Commercy, qui a fait enlever une girouette aux couleurs françaises pour y substituer le drapeau prussien, 372-73; — est l'objet de mensonges, et pour quels motifs possibles, dans des journaux allemands; jugement récent de Bismarck sur lui ; ému de l'assertion que le roi a été décidé au traité par une lettre de lui arguant de l'état précaire de la France; fait lire à Saint-Vallier toute sa correspondance confidentielle depuis 1871, 373-76; — lettre de Thiers à lui montrée par Saint-Vallier à cette occasion, 378-- 9; — fait entourer de prévenances les opérations de la revision dans l'appareil habituel en France, 379-81 ; — lettre à Thiers pour son jour de naissance, 383-84 ; — se présente dès le matin chez Saint-
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Vallier avec son état-major on grande tenue, 384; — donne un banquet au quartier jzénéral, y porte la santé de Thiers, et lit un télégramme de Bismarck le chargeant de féliciter le Président, 38i-85; — sa démarche chez Saint- Vallier et à la préfecture le 25 mai, 403; — s'entretient de nouveau avec Saint-Valiier de la question de Verdun, s'empresse d'en écrire à Bismarck, et fait lire la réponse de ce dernier, 399, 400, 401 ; — presse Saint-Vallier de la part de Bismarck, de rouvrir les pourparlers sur la délimitation des diocèses, 404 ; — désire hâter le départ des troupes, 405 ; — répartit des indemnités à diverse communes et hospices, 407 ; — affaire des 20 000 francs par lui offerts à Nancy pour l'entretien des tombes allemandes, et qu'il donne en fin de compte aux hospices de la ville, 408-410; — porté à excuser les incidents de la dernière heure, 410; — il emmène les troupes, 411; — à Verdun avec Saint-Vallier; informe celui-ci sur les dispositions du gouvernement impérial à l'égard du gouvernement actuel de Versailles, 411, 415; — se fait donner l'autorisation do commencer l'évacuation du matériel et dos accessoires, 416; — abrège par le versement de deux millions lo règlement avec les communes, 417; — est remercié par le maréchal président de ses attentions pour les populations occupées, il8; — sort de France le 16 septembre au matin avec le dernier soldat, 418; — lettre à Thiers l'année suivante, à l'anniversaire de naissance de ce dernier, 419-420.
Manteuffel (le général), expressions de déférence, de respect, d'admiration pour Thiers, pages 30-32, 51, 165-166, 295, 307, 313-314, 383-384, 419-420.
Militaire (l'esprit); ses illusions, son influence inévitable, son rôle en conséquence dans nos rapports avec Berlin, 128; — opinion inspirée par lui qu'après le payement de deux milliards nous rouvrirons la guerre pour gagner les trois autres, 128; — préoccupations qu'il puisait dans le souvenir de la Défense nationale, 129, 130; — en voulait à Bismarck de l'abandon de Belfort et poussait à se garder de la France, 130, 133; — étranger aux considérations de politique extérieure, 133 ; — entre en défiances nouvelles, 266-268.
Moltke (de) ; affecte d'être inquiet de la réorganisation de
Tarmée par Thiers, page 130; — désigné comme le meneur du parti qui inspire l'Empereur, 134; — télégraphie à Manteuffel de prendre des précautions, l'intention de la France étant de rouvrir la guerre, 207-208; — nouvel avis à ce dernier de prendre des précautions à cause de nos envois de troupes dans la Marne, 208.
Monnaies allemandes (refonte des), pages 284, 386.
Occupation (F) ; spectacle qu'elle offrait, pages xiii, xiv ; — son établissement, son caractère, 1, 2; — inconvénients qu'y trouvait Manteuffel en 1872, 123-12i; — déplaisances qu'elle cause aux corps d'officiers, 231; — impressions qu'elle faisait encore ressentir en 1873, 317-318.
Oddo Russel, ambassadeur d'Angleterre; parole flatteuse à Gontaut pour la France, page 180; — est peut-être chargé par Bismarck d'éclairer celui-ci, 204; — lui révèle le désaccord régnant à Berlin, 203 ; — le détourne de croire qu'on y veuille autre chose sinon de rendre la guerre impossible, 204-205.
Partis (les) à Versailles; M. Thiers et les monarchistes, pages 254, 255, 259 ; — d'où étaient venues les propensions à la forme républicaine, 259, 260 ; — laquelle des monarchies en compétition eût paru devoir agir comme celle de 1814- 1815, 259-261 ; — ont pensé qu'en proposant de constituer le régime républicain, Thiers faisait le jeu de Bismarck, 291.
Politiq[ue allemande.; effet de ses dissidences sur nos négociations, pages 44, 45; — se fait monter contre nous par la presse, 63; — profondément préoccupée de toucher la rançon, 81 ; — éloignée d'une restauration napoléonienne, 98; — entrée grâce à Bismarck sous un autre air ambiant que celui d'auparavant, 282.
Politique ultramontaine (la). InQuence qu'elle exerça peut-être sur les conditions du traité de 1872, pages 225-229.
Pouyer-Quertier ; peu vigilant quant aux versements, pages 2Z, 23; — va signer à Gompiègne les conventions obtenues par Saint-Vallier, 36-38; — fait échouer la plus importante par son indiscrétion, 39-41 ; — prié par Saint- Vallier de voir Waldersee à cause des versements, se borne à lui envoyer un tiers, 42, 43, 62 ; — demande inutilement
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audience à Bismarck, 47, 48; — pourquoi Ton différait d'ailleurs de le faire partir, 50; — va négociera Berlin la convention du 12 octobre, 65, 66; — paye 650 millions avant le terme moyennant 5 p. 100 d'escompte, 106.
Presse allemande ; elle prépare le mandat du comte d'Arnim comme chargé d'affaires à Paris, page 63; — violente contre la France et M. Thiers, 136; — sur la politique ultramontaine et la visite des empereurs, 225-226 ; — voit une injure pour l'Allemagne dans les plaintes que soulève le traité de 1872, 236; — tient un langage très hostile au nouveau gouvernement de la France, 413; — ses organes partagés entre Bismarck et le parti contraire à ce dernier, 413-414.
Puissances européennes (les), pages 133, 175-176, 255.
Rémusat (comte de), ministre des affaires étrangères, transmet à Saint-Vallier l'avis exigé par Bismarck de ne plus aborder le terrain politique avec Manteuffel, page 56 ; — remerciments pour ce dernier, id. ; — instruit de tout par Thiers et le secondant en tout, 59; — commence les négociations avec le comte d'Arnim, 63-65; — lettre à Saint-Vallier lui expliquant de suspendre toute intervention de Manteuffel, 170-178; — id. sur les inquiétudes ressenties et lui demandant de s'informer, 196, 197; — lui annonce pour Thiers les négociations avec Arnim, 214; — lui écrit de pourvoir à l'établissement, dans les départements non évacués, des troupes sortant des deux Marne, 233 ; — demande inutilement à Arnim d'appuyer la diminution du corps occupant, 238; — excuse Thiers du défaut de temps pour répondre à Saint-Vallier, 240; — félicite ce dernier et marque notre gratitude au général après l'évacuation des deux Maine, 264, 265; — expHque à Saint-Vallier qu'il importe de constituer plus solidement la Présidence et qu'il n'y a nul danger que Gambetta arrive au pouvoir, 289; — fait remercier Manteuffel et exprime l'opinion du gouver nement au sujet de la retenue de Belfort, 3i3; — à Saint- Vallier sur les propositions discutées avec la commission des € trente », sur la santé de M. Thiers, sur les négociations avec Arnim, 347-48; — effet de son ^chec contre Barodet dans une élection de Paris, 388.
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Répartition des troupes dans les départements non libérés, page 235; — accord conclu avec le quartier général, 235 ; — opposition des chefs de corps qui veulent chacun concentrer à leur guise, 236 ; — l'Emperfeur appelle à lui le général de Treskow pour être informé, 236-237; — sanctionne le plan convenu entre Saint-Vallier et le général de Manteuffel, 241, 242.
Saint-Vallier (le comte de) ; pourquoi nommé plénipotentiaire près le quartier général, pages 8-9 ; — antécédents, qualités, mission, 9-10 ; — informe Thiers de l'effet produit par ce dernier sur Manteuffel, 13; — sentiments qu'il inspire à ce dernier, 15-16; — manière d'être au milieu des Allemands, 16, 318; — premiers entretiens à Gompiègne, 17, 18; — comment il comprend sa légation et l'organise, 19, 20; — amène Manteuffel à lui tout accorder, 35 ; — fait diminuer nos charges d'occupation, 36; — autre négociation menée à bien, 36-38; — tâche en vain de réparer l'indiscrétion de Pouyer-Quertier, 39-41 ; — informe Thiers des anxiétés de Manteuffel et des assurances reçues néanmoins de Berlin par ce dernier, 46, 47; — transmet les rcmercîmenls de Manteuffel et les siens, 55, 56; — fait connaître à Rémusat une lettre de l'Empereur Guillaume à Manteuffel, 58, 59; — intervient auprès de Stosch, intérimaire dans le commandement, 69; — rend compte à Thiers des dispositions dévouées rapportées de Versailles et de Gastein par Manteuffel, 69-70; — écrit au sujet de la dissidence Stosch- Blondeau, qui a été soumise à Bismarck, 72, 73; — fait connaître que la position d6 Manteuffel est menacée, 76;
— informations sur Manteuffel à propos de la circulaire allemande du 29 novembre, 79, 81, 82; — conseille de s'en tenir momentanément aux points acquis et pourquoi, 83;
— avantages qu'effectivement il obtenait, 84.
Il rend compte des bonnes impressions et des grâces rapportées de Berlin par Manteuffel, 96; — a fourni au général les explications de Thiers sur les dépenses militaires, et voudrait faire modérer le ton des journaux, 97 ; — fait communiquer à Arnim par Rémusat les pleins pouvoirs du général, 108 ; — informe Thiers des réponses favorables de Manteuffel à Bismarck, 113; — id, de l'envoi à Berlin par
le général de la lettre de Thicrs du 4 mars, 117; — modifie par ses entretiens les impressions apportées en France par Treskow, 131, 132; — insiste de la part de Manteuffel pour que l'on aborde directement Bismarck, 125, 149; — appelé par ïhiers pour combiner une nouvelle intervention de Manteuffel à Berlin, 1()5; — expose ce qu'il a fait avec le général, 160-109; — appelé de nouveau pour aller entretenir Arnim, rend compte de ce qu'il a entendu, 181- 183; — avise Thiers et Hémusat de mauvaises dispositions en Allemagne, 209-213; — sur les procédés politiques de Bismarck, 211-213; — très impressionnable et pourquoi, 213; — averti par Rémusat des négociations avec Arnim, 214; — informe Versailles des dispositions du corps d'officiers, 231 ; — avait prévenu de la difficulté d'établir dans les quatre départements non libérés les troupes devant évacuer les deux Marne, 232; — chargé pourtant de le faire, 233; — avise avec Manteuffel à la répartition de ces troupes, 235; — fait connaître que les étals-majors accusent le quartier général d'être à sa dévotion, 236 ; — explique à Thiers pourquoi Manteuffel est obligé de ne pas aller à Versailles, 239; — craint d'être impuissant à installer les troupes qui vont reQuer sur les départements qui resteront occupés, 239; — conseille à Thiers de dire à Manteuffel par lettre ce qu'il lui aurait dit verbalement, 239, 240 ; — fait procéder à l'établissement des baraques pour le logement des troupes, obstacles qu'il y trouve, activité qu'il y apporte, appui que Thiers lui prête, 2i2-2it, 203-204 ; — à Rémusat sur les dispositions du corps d'officiers, 245, 247; — à Thiers au sujet de Gambetta, 240; — id. relatant les paroles de Manteuffel sur la visite des empereurs à Berlin, 257-202; — id. sur un nouvel émoi, 207; — surcroit d'embarras causé par les jeunes Alsaciens-Lorrains optant pour la France, 271 ; — demande à Thiers et par quels motifs d'agir contre les journaux en vertu de l'état de siège, 272-274; — transmet de nouvelles assurances de Manteuffel en réponse à des agressions du journal le Monde, 275: — fait connaître à Thiers les bonnes impressions de Manteuffel, entretenu à Berlin par le roi et par le prince héritier, 282-283; — rend compte des conversations d' Arnim à Nancy, 293, 294; — id. de la réponse du ministre Balan à Manteuffel sur la Gazette de la Croix,
295-296; — achève dans les inquiétudes l'installation des troupes, 307 ; — se loue de nouveau de Manteuffel dans cette occasion, 308; — expose la constance des sympathies montrées par le général, 318, 319.
Il informe Versailles des questions que vient de poser Bismarck sur les dispositions de Thiers, quant à la libération de deux des autres départements occupés, 319-321; — avertit ce dernier de la part de Manteuffel que le roi est défavorablement impressionné des difficultés qui pourront surgir à TAssemblée nationale , 326 ;. — l'informe des paroles de haute estime du roi Guillaume et de Bismarck communiquées par Treskow à Manteuffel, 330; — transmet la traduction d'une lettre de Bismarck se plaignant de Versailles d'après Arnim, et faisant voir que l'ambassadeur a envoyé à Berlin tout le contraire du plan de libération à lui présenté par Thiers, 331-33; — indique à Thiers de la part de Manteuffel comment se mettre à l'abri des € infidélités » d'Arnim, 338; — envoie la traduction d'un télégramme de Bismarck à Manteuffel acceptant les propositions de Thiers sous réserve de retenir Belfort jusqu'au dernier payement, 341 ; — obtient de Manteuffel l'affirmation que la place sera certainement rendue, 342; — transmet les motifs donnés par Bismarck, 343-45; — fait connaître les inquiétudes conçues des bruits relatifs à la santé de Thiers et lui demande une lettre dont les termes seraient de nature à rassurer, 345-46 ; — envoie la traduction de la lettre de Bismarck qui dévoile le double jour d'Arnim, 350-51 ; — fixe avec Manteuffel les détails d'exécution, 356; — sur les instances de ce dernier écrit à Thiers de ne pas accepter l'échange de Belfort contre Verdun, 362-363; — comment il croyait le faire à temps et est obligé de s'en excuser, 364; absous bientôt et remercié par Thiers, 364-65.
Légitimement remercié au nom des populations à l'annonce du traité de libération, 370 ; — croit devoir pour la première fois assister de concert avec le préfet à une des réceptions officielles du soir au quartier général, 371; — analyse avec éloge au Président la correspondance confidentielle de Manteuffel depuis 1871 avec le roi, avec Bismarck, avec de Moltke à propos d'assertions mensongères dont le général est l'objet de la part des journaux, 377 ; — témoignage flatteur
qui lui est rendu par Bismarck, 381-383; — annonce que le gouvernement impérial, pour faire honneur au Président, a décidé que non un divisionnaire, mais bien Manteuffel luimcine, garderait le commandement à Verdun jusqu'à la fin, 382 ; — apprend verbalement de Thiers le projet d'obtenir la libération totale parla non-occupation de Verdun, au moyen d'un fort payement en or et cherche le moyen d'y intéresser Manteuffel, 387;' — reçoit du général l'assurance que malgré l'élection de Barodet contre Rémusat à Paris, la confiance en Thiers subsiste à Pétersbourg, à Vienne comme à Berlin, 288 ; — prié par Manteuffel de la part de Bismarck de sonder Thiers sur l'opportunité de démarches à Rome en vue de la délimitation des diocèses en Alsace-Lorraine, 389- 91 ; — comment il aborde Manteuffel sur la question de la non-occupation de Verdun et peut bientôt donner à Thiers l'espérance du succès, 391-92; — vives inquiétudes témoignées au Président sur des commentaires causés à Berlin par les élections suivant celle de Barodet, 393 ; — non appelé encore à Versailles trois semaines après le 24 mai, demande audience pour les affaires urgentes sans l'obtenir, 397-98; — a signalé notamment la question de Verdun et est autorisé à la reprendre en même temps que Gontaut est avisé d'en parler à Berlin, 398-99 ; — nouveaux pourpalers' avec Manteuffel, 400; — transmet au duc de Broglie les exp]ica« tions de Bismarck sur l'insuccès de la démarche de Gontaut, 402; — empressé à excuser auprès de Manteuffel la surexcitation de Nancy, 406 ; — éteint l'incident soulevé par les propos et par l'acte du président de la Société de protection des Alsaciens-Lorrains, 407-410; — hâte avec Manteuffel et avec Versailles les règlements de comptes ou d'affaires nécessaires pour l'évacuation, 417-418; — fait remercier Manteuffel par le maréchal président, 418.
Service obligatoire, pages 198, 208, 222-23.
Soir (le journal Le), pages 40, 49, iil, 52, o4, 55, 77, 95, 97, 98, 100.
Stosch (le général de), commandant la division de Nancy; avis donné de Berlin à Manteuffel, page 45; — s'associe à la satisfaction de ce dernier, 58 ; — installe le; quartier général à Nancy comme intérimaire et y tolère un acte soldatesque brutal, 08-69; — dissidence avec l'intendant Blondeau, 68;
— il en remet la solution à Bismarck, 72; — ministre de la marine, il informe ManteutTel que le roi et le chancelier approuvent celui-ci, 123.
Successeurs (les) de M. Thiers; étrangers aux affaires et aux difficultés de l'occupation, pages 390-97; — se trompent en n'appelant pas Saint- Vallier pour être informés, 367 ; — à cause de cela échouent dans la négociation relative à la nonoccupation de Verdun, 401, 402.
Thiele (le ministre de) ; conversation avec Gonlaut, pages
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Thiers (M.); ses missions successives, pages vu, viii; — celle de nous racheter, ix; — son gouvernement, ix, xii, xiv, XV, 2-3; — effet produit sur Manteuffel, 13-15; — accrédite à Compiègne Saint-Vallier et Blondeau, 17; — à quoi il attachait le patriotisme, 18-19; — à propos des versements de la rançon, 22, 24 ; — attentionné pour le général de Manteuffel, 23-25; — était-ce à tort? 29; — écrit au général, 28, 29; ■— met toute confiance en Saint-Vallier, 29, 30 ; — sa correspondance avec ce dernier, 50; — lui explique qu'il n'a pu empêcher l'indiscrétion de Pouyer-Quertier, ibid,; — fait remercier Manteuffel, le prie de venir à Versailles en allant en congé, lui écrit pour l'y inviter, ibid,, 53-55; — pourquoi il suivit une autre voie que la voie diplomatique et aurait suivi cette autre plus efficacement, 59, 94; — télégramme résolvant comme Manteuffel le désire le dissident Stosch-Blondeau, 73, 74; — à Saint-Vallier sur les poursuites criminelles contre nos nationaux, pour fails concernant les Allemands, 75; — reçoit l'assurance de la confiance placée conditionnellement en lui à Berlin, 95, 96; — espère obtenir l'évacuation anticipée, 98; — lettre à Saint-Vallier remerciant avec effusion Manteuffel, regrettant le ton des journaux à l'égard de ce dernier, s'expliquant sur l'armée, sur la tâche qu'il poursuit, sur ses dissidences avec l'Assemblée nationale, 99-104; — comment ramené sans le chercher à l'autre voie que la voie diplomatique, 113.
En suite des réponses de Manteuffel aux questions de Bismarck, il écrit le 4 mars à Saint-Vallier sur l'état du pays, sur sa volonté positive de maintenir la paix, sur la sécurité qu'offre son pouvoir, 114-117; — avait-il tort de réitérer
à Manleiiffel les remerciements, la gratitude et de décider toutes choses comme celui-ci le souhaitait, 118-120; — à Saint Vallier sur ses prescriptions àcej-égard, 119,120; — id., sur la célébration de la fête de l'empereur Guillaume, 121 ;
— annonce à Arnim qu'il va faire des ouvertures pour les 3 milliards, 134; — supériorité de son action au milieu de l'enchevêtrement des choses, 135, 136; — première instruction à Gontaut pour parler de négociations à Berlin ; pourquoi ne suit pas à ce sujet les indications de Manteuffel ; caractère de sa correspondance avec l'ambassadeur et conduite qu'elle lui trace, 137-142; — ce qu'il avait dit à l'Assemblée nationale au sujet de l'armée, 145-148; — nouvelles instructions à Gontaut à raison de l'absence prolongée d' Arnim, 150-153; — offensé des suspicions de Berlin, double parti qu'il adopte, instructions émues adressées à Gontaut, 160-165; — revient à l'idée de négocier avec Arnim de préférence à l'intervention de Manteuffel, 176-178; — envoie Saint- Vallier interroger Arnim, 181 ; — lettre à Saint- Vallier, lui détaillant les propositions présentées à Arnim, 193-195; — sa constante confiance dans le résultat, 196; — à Gontaut sur le service obligatoire devant l'Assemblée, 198;
— icL, sur les propositions par lui faites et l'attitude d' Arnim avec lui, 198-202; — annonce à Gontaut qu'il « a cause gagnée » dans la loi militaire, 208; — obligé d'en passer par toutes les exigences dans le traité de 1872; 215, 219; — obtient la cessation des travaux de forteresses, 220.
11 fait inutilement inviter Manteufifel à venir à Versailles, 238; — à Saint- Vallier en lui annonçant une lettre à faire lire au général, en vue d'agir par l'intermédiaire de ce dernier sur l'esprit de l'Empereur, 240, 241; — appui donné personnellement pour la construction des baraques, 244; — télégramme à Saint-Vallicr prescrivant de laisser les deux Marne occupées jusqu'à leur achèvement, 247, 248; — sa lettre du 15 juillet à Saint-Vallier pour Manteuffel, 250-253;
— n'envisageait pas ses pouvoirs comme la pierre d'attente d'une monarchie, 254, 255 ; — pourquoi il conseilla la forme républicaine et pourquoi l'avenir ne l'en inculpera point, 259-261; — à Saint-Vallier sur la date de l'évacuation des deux Marne et pour calmer son impatience, 263, 264; — id. au sujet de notre envoi de troupes dans la Marne, 267-269 ;
— s'excuse de paroles écrites par lui imprudemment et imprudemment prononcées, 269-270 ; — télégramme à Saint- Vallier sur l'emploi de l'état de siège, contre les journaux, 273 ; — au même sur la tranquillité publique, sur le peu de chance que Gambelta arrive au pouvoir et sur l'esprit politique qui règne, 281; — prêt à payer d'avance si on le demandait, 283; — fait dire à Manteuffel que l'émission de la nouvelle monnaie allemande serait bien utile au crédit général, 284; — a hâte d'entretenir Arnim, voudrait savoir pourquoi il ne revient pas et ce que vaut le bruit de sa démission, 284, 285; — confie à Saint- Vallier le projet d'établir la stabilité du pouvoir, 289 ; — fait remercier Manteuffel et affirme < l'impuissance > du radicalisme malgré son « arrogance », 292; — à Saint- Vallier au sujet des incidents causés par les propos d' Arnim à Nancy, 297-98 ; — id, sur l'inclémence du temps, qui retarde l'installation des troupes dans les baraques, 307 ; — id, le chargeant de remercier Manteuffel à propos de la Gazette de l AUemagiie du Nord et s'expliquant sur son conflit avec l'Assemblée, 315-316; — id. sur les questions que vient de poser Bismarck quant à l'évacuation prochaine de deux autres départements, 322, 323; — id, pour préciser le plan de libération qu'il a indiqué à Arnim, 328-29; — de nouveau le 23 mai, en réponse aux explications qu'a fournies Bismarck quant aux indications à lui transmises par Arnim, 334-36; — télégramme rassurant Saint- Vallier sur sa santé, 346; — contre les imputations d' Arnim affirme la franchise de ses pourparlers, 353; — télégramme officiel à Saint- Vallier acceptant le projet de Berlin, 353-54; — sa joie que Verdun soit substitué à Belfort comme dernier gage de la rançon, 359 ;
— télégramme officiel à Saint- Vallier témoignant la lassitude des € doubles fonds » d' Arnim et sa satisfaction de l'échange, 359-60; — remercie Saint-Vallier et Manteuffel, fait savoir qu'il vient de supprimer en vertu de l'état de siège le journal V Assemblée nationale à cause d'articles « scandaleux •» sur Bismarck, et qu'il consent d'avance à tout ce que Manteuffel réglera, 360-61; — « détestable » impression ressentie du conseil de Saint-Vallier et de Manteuffel de décliner l'offre de Verdun au heu de Belfort, mais effacée bientôt sous le contentement du résultat, 364; —
télégramme à Saint-Vallier par suite, 365; — avait autorisé Gontaut à signer le traité, puis oublié de le prévenir qu'il choisissait Verdun on place de Belfort, 366-67.
Fait remercier Manteuffel par Saint-Vallier des précautions prises pour prévenir l'excitation des esprits, 371; — lettre émue et élevée à Saint-Vallier sur des accusations de presse "qui ont troublé le général, 378-79; — fait prendre immédiatement possession des départements occupés par les opérations du conseil de revision en tenue officielle, 379-81; — prescrit tde faire toutes les dépenses nécessaires pour installer convenablement Manteuffel à Verdun, 382- 83 ; — télégrammes remerciant Manteuffel de la célébration de son jour de naissance et Bismarck de s'y être associé, 383-84; — communique verbalement à Saint-Vallier l'idée d'acheter la non-occupation de Verdun par un prochain payement en or, 387 ; — dernière communication à Saint- Vallier sur la négociation concernant Verdun, sur les élections de députés qui viennent de se produire, sur son intention positive de tout faire pour < sauver l'avenir », 393-95; — avait écarté momentanément l'affaire de la délimitation des diocèses, i04; — se refuse à la manifestation politique projetée en sa personne par la municipalité de Nancy, 405- 406; — voit son anniversaire de naissance encore fêté par Manteuffel en 187i, 419; — nom qu'il laisse à l'histoire, 423.
Thiers; prévenances, remercîments, gratitude exprimés à l'adresse de Manteuffel ou à lui-même, pages 23, 24, 25, 29, 50, 53-55, 99-100, 114-115, 118, 178, 270, 292, 297-298, 313, 315, 310, 32-2, 3i3, 371, 378-79, 382-83, 385, 393-94.
Thiers; opinions et jugements divers sur les journaux, 50, 100, 273, 378; — sur sa tâche politique, 100; — sur ses conflits avec la chambre, 103-104, 116, 315-316, 393-95; — sur l'état moral du pays, 115, 281, 316; — sur sa volonté résolue de maintenir la paix, 115; — id. d'assurer l'ordre contre les partis, 116, 251; — pourquoi il reste au pouvoir, 116-117, 316; — déférence envers l'Empereur Guillaume, 253; — sur c les charlatans de patriotisme », 274.
Treskow (général de) chef du cabinet militaire de l'Empereur; assurances par lui données d'Ems à Manteuffel, page 46 ; — nommé divisionnaire à Nancy en remplacement de Stosch, motifs supposés de ce changement, et renseigne-
ments apportés par lui, 126, 127; — opinion sur les conséquences de l'inaction de Denfert à Belfort, 129; — revenu de ses impressions premières sur Tétat de la France, 131, 132; — appelé à Ems par l'Empereur pour le renseigner sur l'état des choses en France, 236 ; -— indication donnée à Saint- Vallier, 237 ; — gêné dans son intérim de ManteufTel, par l'esprit des chefs de corps et exigeant en conséquence, 245, 247, 249; — opinions favorables sur Thiers qu'il transmet à Manleuffel après une conversation avec* le roi et M. de Bismarck, 330.
Versements de la rançon, pages 21,22, 23, 24 ,27 ; — leur importance pour tranquilliser le gouvernement de Berlin, 56 ; — par avance sous réserve de l'escompte des 650 millions payables au i^" mai, 106, 114.
Waldersee (le comte d e) chargé d'affaires d'Allemagne à Paris, page 8 — son rôle dans l'incident Pouyer-Querlier, 43, 62.
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AULi î^4 1912
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