Saint- Vallier à M. Thiers, 23 octobre
a rait d. Quelle attestation supérieure de ce rétablissement de la confiance dont il parlait? Il en suivait d'ailleurs attentivement le cours pour en augmenter à Toccasion les effets. Déjà le mois précédent, nous voyant à même d'aller bientôt au-devant de notre dette et étant à rafîût des moyens propres à n'en pas laisser perdre le profit, il faisait dire par M. de Manteuffel en Allemagne, où l'on transformait en monnaie impériale les anciennes pièces de la Confédération, que trois ou quatre cents millions, qui manquaient en conséquence à la circulation européenne, rendraient grand service à tout le monde si, par la livraison de la monnaie nouvelle, ils y étaient promptement remis ^ Il eût voulu recommencer les entretiens avec le comte d'Arnim, mais après le vote du traité du 29 juin celui-ci s'était absenté de l'ambassade et n'y avait plus reparu. M. Thiers mande à M. de Saint- Vallier, le 23 septembre, de savoir pourquoi l'ambassadeur tarde tant. Le bruit de sa démission courait; être avisé à ce sujet importait en vue du successeur. La présence du comte d'Arnim n'eût toutefois servi de rien. Il rentrait quelques jours après, plus hostile que jamais à la France de ce moment. Son procès a fait connaître que lui-même était l'auteur de cette annonce de démission. 11 venait de la jeter dans la publicité par l'organe d'un journal belge, en des termes blessants pour nous * ; le procès montre que la chancellerie de Berlin était occupée à l'en confondre, à l'heure où M. Thiers écrivait à Nancy. Compromettant son gou-
d. Lettre du 23 septembre à Saint- Vallier. — M. de Manteuffel demande alors une note détaillée qu'il enverra à M. Delbruck, de qai ressortit l'opération (St-Vallier à M. Thiers, 24 septembre).