‹ M. VioletteChapitre 31 sur 33 · ET A M. M! 1,1 S · texte numérisé non relu

ET A M. M! 1,1 S

sirent 1rs descendants de NépHî, le frère cad<-i. Depuis lors, les descendante des (ils airn'^ foi renl dans l'idolâtrie et devinrent tfiipëtiple hrun, sale et dégoûtant. C/est de lui que sont testi& les présentes tribus indiennes.

Les plaques restèrent dans l'endroit où elles étaient déposées jusqu'en 18271 éj)Oque k laquelle un ange du Seigneur les découvrit a Joe Smith junior, qui les traduisit par inspiration divine.

Pour qu'un récit aussi extraordinaire inspirât la moindre créance, il faudrait des preuves plus qu'ordinaires : examinons celles qui ont été données jusqu'à présent.

Jamais on n'a produit les plaques au grand jour; bien que depuis leur prétendue découverte on ait toujours contesté leur existence, celle-ci n'est attestée que par la simple assertion de Smith et par les certificats de onze autres individus, qui disent avoir vu les objets en question; or, en admettant même que ces témoins soient tous des hommes honnêtes et dignes de foi , Smith ne pouvait-il pas les tromper facilement ? Ne pouvait-il pas se procurer des plaques, y inscrire des caractères quelconques, et les montrer ensuite comme vrais à ces témoins? Ne pouvait-il pas ainsi en imposer à leur crédulité et à leur ignorance, et s'il était nécessaire de donner à sa prétendue découverte des apparences d'antiquité, ne pouvait-il pas avoir recours à un procédé chimique? Mais nous n ad-

mettons pas que ces témoins étaient honnêtes, car six d'entre eux, après avoir porté témoignage, ont quitté la secte et se sont ainsi contredits ; Joe luimême, en parlant d'eux, dit qu'ils étaient tellement méprisablesqu' un homme qui se respectait ne pouvait avoir aucune relation avec eux.

Quelques sectaires ont prétendu qu'une copie des plaques a été présentée au professeur Anthon, savant distingué , et qu'il a certifié la fidélité de la traduction du livre de Mormon ; lisons ce que le professeur lui-même écrit à ce sujet dans une lettre récemment publiée ;

« Il y a un grand nombre d'années, je ne me rappelle pas maintenant la date précise, un paysan d' un extérieur très commun , se présenta chez moi avec une lettre du docteur Samuel L. Mitchell , qui me priait de donner mon opinion sur un certain papier empreint de divers caractères , que le docteur ne pouvait pas déchiffrer, et dont le porteur désirait vivement avoir l'explication. Un très bref examen du papier me convainquit que ce n'était qu'une mystification très grossière. Les caractères étaient rangés en colonnes comme ceux des Chinois et offraient le plus étrange mélange que j'aie jamais vu : des lettres grecques, hébraïques, et d'une foule d'autres langues , toutes plus ou moins déformées par ignorance ou à dessein, étaient mêlées avec diverses ébauches de demilunes , d'étoiles et d'autres objets naturels, et le

tout finissait par une grossière représentation du Zodiaque mexicain. 11 était évident que le papier en question avait été préparé par quelque rusé drôle, dans le but d'en imposer au paysan qui rapportait , et c'est ce que je n'hésitai pas à dire à ce dernier. 11 me raconta alors toute l'affaire , et je vis qu'effectivement il avait été la dupe d'un escroc. »

Le professeur ajoute qu'il donna au paysan un écrit dans lequel il déclarait qne les signes tracés sur le papier ne paraissaient être qu'une imitation de divers caractères alphabétiques , et qu'ils n'avaient aucun sens.

La lettre suivante, dans laquelle on me parle de Joe Smith , quand il était découvreur de trésors , rappellera probablement au lecteur le type de Dousterwivel dans l'Antiquaire de Walter-Scott ; on pourrait presque s'imaginer que Walter-Scott a emprunté à Joe , ou que celui-ci a emprunté au grand romancier.

& Je fis connaissance avec Joe Smith senior et sa famille, en 1820. Ils demeuraient, à cette époque, à Palmyra, à environ un mille et demi de ma résidence. Une grande partie de leur temps était employée à fouiller la terre pour trouver de l'argent , surtout durant la nuit , parce que , disaient-ils, c'était alors qu'on découvrait le plus facilement les trésors. Je leur ai entendu raconter des histoires merveilleuses sur les découvertes

qu'ils avaient faites dans l'exercice de leur profession de money diggcrs. Us disaient, par exemple, que dans telle pu telle place , dans telle colline , ou à la ferme d'un certain homme, il y avait caché des barils et des tonneaux d'or et d'argent monnayés, des lingots d'or, des images d'or, des chaudières en bronze, remplies d'or et d'argent, des chandeliers d'or, des épées , etc., etc, et ils ajoutaient que presque toutes les collines de cette partie de l'État de New- York avaient été élevées par la main des hommes, et qu'elles contenaient de vastes souterrains, dans lesquels Joe junior pouvait voir, en plaçant dans son chapeau , de manière à exclure toute lumière, une pierre d'un aspect singulier. Ils prétendaient qu'alors ledit Joe pouvait apercevoir toutes les choses contenues dans l'intérieur de la terre , qu'il voyait dans les souterrains sus-mentionnés de gros lingots d'or et des plaques d'argent, et qu'il découvrait les esprits commis à la garde de ces trésors, vêtus de costumes antiques. Parfois», on pouvait s'emparer de ces trésors très facilement ; dans d'autres moments , c'était très difficile. La facilité de s'en approcher dépendait principalement de l'état de la lune. La nouvelle lune et le vendredi saint, étaient, autant que je puis m'en souvenir, les époques qu'on regardait comme les plus favorables à la découverte et à l'enlèvement des trésors. Bien que je ne crusse pas un mot de toutes ces belles

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histoires, la curiosité finit par me peua « r à acr cepter rinyitatioD qu'ils me firent de Les acçojupagnerdans leur$ excursions aocturne^j j'en raconterai quelaues incidente :

» Joe Smith seftio? nîmI me trouver un soir, et me dit que spp iils Joe avait regftr4e dans sa pierre, et avait vu à peu de perches de sa maison deux ou trois barils d'or et d'argent, enterrés à quelques pieds de profondeur, et que le vteffx Joe et moi étions les seuls qui pussions les prendre. Je consentis à être de l'expédition, et, au commencement de la nuil, me rendis à l'endroit désigné.

* Joe seniot; traça d'abord un cercle de douze à quatorze pieds de diamètre : «Ce cercle, dit-il, contient le trésor. » 11 ficha ensuite en terre, autour de ce cercle, une rangée de baguettes de coudrier, afin de tenir éloignés les mauvais esprits; dans ce cercle, il en traça un autre de huit à dix pieds de diamètre, et en parcourut trois fois la périphérie en marmottant entre ses dents quelques paroles que je ne pus pas comprendre ; puis il ficha une verge d'acier au centre des cercles , et m'enjoignit le plus profond silence, de peur d'é\eiller le mauvais esprit qui avait la garde du trésor. Après avoir creusé autour de la verge une tranchée d'environ cinq pieds de profondeur, le vieillard nie demanda, par signes, la permission de s'absenter, et alla à la maison pour s'enquérir auprès

de son fils de la cause de notre désappointement. Il ne tarda pas à revenir, et dit que Joe était resté tout le temps à la maison, regardant dans sa pierre , et observant les mouvements du mauvais esprit ; que celui-ci s'était avancé vers le cercle et avait fait enfoncer l'argent, dès qu'il avait vu le cône que nous avions formé autour de la verge. Nous retournâmes alors à la maison , et le vieillard déclara qu'il avait commis une erreur au commencement de l'opération ; « sans cela, dit-il, nous aurions eu l'argent. »

» Une autre fois, ils se régalèrent à mes dépens : ils avaient remarqué dans mon troupeau un gros et gras mouton noir ; le vieux Joseph et un de ses plus jeunes enfants vinrent un jour chez moi, et me dirent que Joseph junior avait découvert plusieurs trésors d'une grande valeur, qu'on ne pouvait avoir que de la manière suivante : il fallait emmener à l'endroit où les trésors étaient enfouis un mouton noir, lui couper la gorge et le promener pendant qu'il saignait autour du cercle; moyennant cela, la colère du mauvais esprit serait apaisée, et on pourrait enlever les trésors dont quatre parts me seraient réservées. Par curiosité, je leur donnai le mouton, ils m'informèrent plus tard que la bête avait été tuée, ainsi que cela avait été prescrit; mais qu'ayant commis une errreur dans l'opération, on n'avait obtenu aucun résultat.

a Quand ils se furent aperçus que les gens riches du voisinage n'ajoutaient plus foi à leurs fouilles d'argent, ils prétendirent avoir trouvé une bible d'or dont le livre de Mormon, disaientils, n'était que l'introduction. Ce dernier ouvrage fut bientôt en état d'être livré à la presse. On ne songea pas à empêcher la publication, vu qu'un livre provenant d'individus sans influence, sans probité et sans honneur, n'excitait les appréhensions de personne. Les deux Joseph et Hiram promirent de me montrer les plaques, dès que le livre de Mormon serait traduit ; maisplus tard, ils prétendirent qu'ils avaient reçu un ordre formel de ne pas les montrer. Ils se contredisaient continuellement sur la manière dont le livre avait été obtenu et traduit : le vieux Joseph disait qu'il avait vu les plaques et qu'il savait qu'elles étaient en or; d'autres fois, elles semblaient seulement être en or, et souvent il avouait qu'il ne les avait jamais vues. »

William StafTord.

Voici un curieux document écrit par un des ouvriers qui ont imprimé la bible mormon.

« Ayant remarqué dans un des derniers numéros des signes des temps, une notice sur un ouvrage intitulé : Impostures et monstruosités mormons; j'ai pensé qu'il serait peut-être utile à la cause de la vérité de rapporter une circonstance relative à l'authenticité du livre mormon qui eut lieu du-

rant sa publication cl tandis que j'étais employé comme ouvrier dans l'établissement où il était imprimé.

» Cette circonstance est la suivante : Martin Harris, qui pa\ ait les frais d'impression et qui était le seul homme de toute la clique qui possédât quelque chose, nous avait souvent parlé de la sagesse merveilleuse des traducteurs des plaques mystérieuses : nous résolûmes d'éprouver leur sagesse. Après avoir mis une feuille en forme, nous la cachâmes et dîmes à Harris qu'elle était perdue, et qu'il y aurait, par conséquent, une lacune considérable dans le livre, si on ne nous donnait pas les moyens de composer une autre feuille semblable à celle qui avait été égarée. Cette nouvelle agita beaucoup le vieux monsieur, mais après quelques moments de réflexions, il dit qu'il essayerait de réparer notre manque de soin. Au bout de deux ou trois semaines, une autre feuille nous fut présentée ; comme nous nous y attendions, elle ne ressemblait nullement à la première, et l'écolier le plus ordinaire aurait pu en écrire autant, après avoir lu, ainsi que les sages l'avaient fait, le manuscrit à l'endroit où la feuille manquait. Inutile de dire que ceux qui étaient dans le secret de ce tour en rirent beaucoup, et comme nous n'étions pas des chrétiens, et que nous travaillions seulement pour l'or périssable, nous ne nous occupâmes de l'imposture que pour

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nous en garantir. Aucun des ouvriers employée à rétablissement ne se comertit, bien que l'auteur de cette lettre eût été axerii j)ar llarris (jue, s'il ne le faisait pas, il périrait dans l'année •ls;3*2. .

T. N. S. Tucker.

Groton, mai 23, 1842,

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